‹ Les vacancesChapitre 2 sur 28 · VISITE AU MOULIN · texte numérisé non relu

VISITE AU MOULIN

(3 propose une ii; rande )ro mena de au moulin, par le^ boi^, dit M. de Rugès.

x'^^^' Nous irons voir la nouvelle mécanique

établie par ma sœur de Fleurville, et, pendant que nous examinerons les machines, vous autres enfants vous jouerez sur l'herbe, où l'on vous préparera un 'bon goûter de campagne : pain bis, crème fraîche, lait caillé, fromage, i)eurrc

et galette de ménage. Que ceux qui m'aiment me suivent! »

Tous l'entourèrent au même instant.

« Il paraît que tout le monde m'aime, reprit M. de Rugès en riant. Allons, marchons en avant !

— Hé, hé, pas si vite, les petits ! Nous autres gens sages et essoufflés, nous serions trop humiliés de rester en arrière. »

Les enfants, qui étaient partis au galop, revinrent sur leurs pas et se groupèrent autour de leurs parents.

La promenade fut charmante, la fraîcheur du bois tempérait la chaleur du soleil ; de temps en temps on s'asseyait, on causait, on cueillait des fleurs, on trouvait quelques fraises.

« Nous voici près du fameux chêne où j'ai laissé ma poupée, dit Marguerite; je n'oublierai jamais le chagrin que j'ai éprouvé lorsque, en me couchant, je me suis aperçue que ma poupée, ma jolie poupée, était restée dans le bois pendant l'orage'.

— Quelle poupée? dit Jean; je ne connais pas cette histoire-là.

— Il V a longtemps de cela, dit Marguerite. La méchante Jeannette me l'avait volée.

JEAN

Jeannette la meunière?

MARGUERITE

Oui, précisément, et sa maman l'a bien fouettée,

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