‹ Les vacances d'ÉlisabethChapitre 18 sur 30 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Les vacances d'Elisabeth étaient terminées.

Le 29 septembre, vêtue de son costume de pensionnaire, la fillette montait dans cette même calèche qui, six semaines auparavant, l'avait amenée du couvent de X... au Grand-Chàtel, et qui, maintenant, la ramenait du Grand- Châtel au couvent deX..., où elle devait passer une année encore.

Mais, cette fois, Elisabeth n'était pas seule avec dame Gertrude. Son grand-père, sa grand'mère, son frère Maurice et Nel avaient tenu à l'accompagner.

Au moment où le vicomte allait donner le signal du départ, Germain accourut, et remit deux lettres à la petite fille.

Elle les prit, et y jeta un rapide coup d'oîil : l'une portait le timbre d'Angleterre; l'autre, le timbre de Paris.

« De Robert et d'Odette ! » s'écria-t-elle.

328 LES V.-\CAXCES D'ELISABETH.

Alors, ouvrant précipitamment la première (îe ces lettres, elle lut ces simples mots :

Voodbridge, 25 seplenibre 187 .

Institution Piiilips-Flint.

a Ma chère Elisabeth,

«Tu as bien tenu ta promesse : je suis, quanta présent, parfaitement heureux. »

« Robert. »

La missive d'Odette était plus lonp^ue.

« Ma chère Lisbelh, écrivait la fillette, Robert, en passant à Paris, pour se rendre en Angleterre, nous a tout raconté. Nous savons ce que tu as fait pour lui, ce que tu as fait pour ton frère, ce que tu as fait pour ton grand-père.

« C'est admirable ! et je suis heureuse et fî"ère d'être un peu ta cousine et beaucoup ton amie.

« Maman parle de toi comme d'une vraie petite héroïne! Simonne et moi, nous voudrions te ressembler! Betty, elle-même te rend justice, et assure que tes vacances ont été merveilleusement employées. »

Après la lecture de ces lettres, Elisabeth se prit à réfléchir.

« A quoi rêves-tu donc, petite? lui demanda son grand-père, qui ne la quittait pas des yeux.

— Cher grand-père, répondit Elisabeth, je me rapj)elle vos paroles :

« Oui, c'est vrai, et je le comprends maintenant, a la vie {l'intérieur renferme en soi de bien douces « jouissances! »

Le vieillard embrassa tendrement la fillette, et ou l'entendit murmurer :

« Sois toujours l'anime de ta lamille et, un jour, l'ange de ton foyer ! »

Quelques instants après, les chevaux du vicomte de Grand-Clîàtel s'élançant sur la route, emportaient rapidement la calèche dans la direction du couvent de X....

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