SCÈNE XL
Les MÊMES, LE DOCTEUR, MARINETTE,
qui parait désolée.
LE DOCTEUR, entrant du fond.
Ah î Violette ! bien m'a pris d'aller aux renseignements. Votre oncle, pour avoir trop voulu faire le marquis, vous laisse plus de dettes que de bien.... Mais que nous veulent tous ces gens-là? (A LéandreO Quel habit! Avez-vous gagné au jeu, que vous vous êtes remonté chez le fripier?...
LÉANORE, M docteur.*
J'ai, monsieur, le costume et le pouvoir qui couvieunent à jnon rang et à ma fortune... Je viens* de recueillir un Iràritage.
LE DOCTEUR
♦ Ah ! vous aussi !.. Il en pleut donc ?
LBANDEB.
* C'est une moisson d*oncles qui foisonne cette aimée... Il
* vient de m'en mourir un en Amérique, un nabab qui me
* laisse... mais, à quoi bon"?... nous perdons le temps! Je viens * vous signifier qu'il * m'a pris fantaisie de ce marquisat et que je l'achète.
LE DOCTEUR
Il n'est pas encore à vendre.
LÉANDRE
Si fait, jurisconsulte, si fait 1... C'est moi qui le mets en vente.
LE DOCTEUR
Quoi ? comment ?
LÉANDRE
Permettez, mon bon, je suis ici principal créancier, acquéreur de tous les titres contre feu M. Sbrufadelli... Or donc... il faut nous trouver de Targent, ou mettre vos propriétés en vente, ou aller en prison si vous Taimez mieux.
Voilà une rare impudence 1... (Regardant Isabelle, Colombine et
Pascariel qui ricanent entre eax.) Ah ! j'y suis!... j'aurais dû m'en
' douter... c'est une partie carrée!.. Eh bien! après?... mes
aventuriers, que voulez-vous? Nous n'avons pas encore accepté
la succession, * et ceci ne nous regarde plus ; adressez-vous
* aux gens de main-morte, aux hospices !