ACTE III, SCÈNE XI
VIOLETTE
* Cest les pauvres qui héritent?... ah ! tant mieux, mais
* est-ce qu'on va les mettre en piison?
LÉANDRE
* Non pas ; ce sera vous, ma bergère d'Arcadie, vous qui
* m'avez dédaigné à Uécoaro.
LE DOCTEUR
* Pas de bruit, c'est inutile... Grâces rendues à l'incommo- *dité du notaire, nous n'avons rien signé encore ; vous vous
* êtes trop pressés, vautours de pillage.. * Avancez, notaire, et dressez l'acte de renonciation.
LE NOTAIRE, d'au ton lamentable et levant le parchemin
de la main drcile.
11 est trop tard !
LE DOCTEUR
Qu'est-ce cela?... vous avez accepté ? Violette, vous avez signé?
PASCARIBL.
Oh ! la croix y est.
(Marinette se jette en pleurant daus le sein de Pédrolino.)
LE DOCTEUR
Mais, malheureuse... Ah ! les femmes ! quand je le disais qu'elles étaient bonnes pour tout gâter !... * Ah ! quel coup 1
* quelles vacances l... quel gâchis à débrouiller, au profit des
* procureurs et des escrocs... Ah ! mon Dieu ! mon Dieu ! où
* me suis-je venu fourrer ?
VIOLETTE
Hé làî monsieur le docteur, avant que de vous désoler comme ça, faites-vous donc montrer l'acte du notaire; vous n'étiez point là!..» peut-être qu'il y manque quelque chose?
LE DOCTEUR
Eh, malheureuse enfant! puisque tu as signé f Enfin, lisez, lisez, notaire...
LE NOTAIRE
Hélas ! quelque souffrant que je fusse I ... il est valide. . . Jl ne m*est jamais arrivé. .. (il oavre le parchemin et Ut.) Nous, maître Jean Gérolamo, (il se met à chanter.) simple berger de ce hameau...
Que dit-il?
PASCARIEL.
Est-ce qu'il a bu?
LE NOTAIRE
Non , c'est bien cela !... c'est ma chanson minutée sur peau de mouton par mon maître clerc... Si voulez l'entendre encore... l'occasion s'y trouve...
LE DOCTEUR
Il s'agit bien de chansons !
LÉANDRE
Eh ! cuistre , nous en sommes saouls de celle-là ! A l'autre 1 ... l'acte! l'acte I
LE NOTAIRE, fouillant dans tontes ses poches.
Impossible?... non!., je l'ai donc... je ne l'ai pas!
LÉANDRE
Où peut-il étie?... il est resté ici?
COLOMBINE ET PASCARIEL, conrant à la table.
Cherchons !
VIOLETTE, tirant l'autre parchemin de sa poche.* Oh! ne vous échaufffez point à chercher, le v'iàl... M. le