ACTE I, SCÈNE IV
LB DOCTEUR
Rien. . . et c'est pour cela que je vous estime... Vous ne faites point de bruit en marchant, c'est une qualité... vous ne rangez, par conséquent vous ne dérangez rien dans mon cabinet vous êtes lente comme une tortue, par conséquent point étourdie, autre qualité... (Le coq chante.) En6n, vous avez une bonne mémoire... Attendez, pourtant, vous êtes en faute.
HARINBTTE.
Moi , monsieur? (Le eoqchaiitci encore.)
LE DOCTEUR
Oui , vous avez gardé ce vieux coq à qui je vous avais ordonné Tan dernier de tordre le cou, et il m'a encore réveillé ce matin avant l'aube.
MARINETTE
Ah ! monsieur ! un si bon coq 1
LE DOCTEUR
Ah! s'il est bon... alors vous m'en ferez un bouillon pour demain matin... c'est souverain pour la poitrine.
MARINETTE
C'est comme monsieur voudra... Enfin, monsieur voit que j'ai bien tenu, en son absence, sa petite maisonnette.
LE DOCTEUR
Qu'appelez-vous maisonnette? c'est la seule maison de campagne que j'aie; donc c'est ma villa... c'est mon palais; c'est le plus beau manoir de l'univers !
MARINETTE
Oui, monsieur, mais toute petite qu'elle est...
LE DOCTEUR
Encore!... Je vous dis qu'elle est assez grande !
MARINBTTE.
Oui y très-grande , c'est ce que je voulais dire, et c*est pour cela qu'il m'est difficile de la tenir proprement à moi toute seule.
LE DOCTEUR
Eh ! bien , est-ce que vous n'avez pas Pédrolino pour vous aider?
MARINETTE
Sans doute, mais vous ne voulez pas permettre qu'il touche à rien !
LE DOCTEUR
Parce que c'est un distrait qui casserait tout.
MARINBTTE.
Donc, c'est comme si j'étais seule, et me voilà bien vieille...
LE DOCTEUR
* Qu'est-ce à dire?... vous me voulez quitter ?
MARINETTE
* A Dieu ne plaise !
LE DOCTEUR
* Vous né trouvez pas votre salaire...
MARINETTE
* Si fait, monsieur, vous êtes généreux plus qu'on ne mérite.
LE DOCTEUR
Eh bien , que voulez-vous... Ah ! j'y suis, je me souviens!.. Vous avez une filleule !... vous m'avez parlé de ça Tannée dernière... Eh bien, moi, je n'entends pas de cette oreille-là, ma mie... non, non, vous ne m'y prendrez point... Je vous trouve jeune y parce que vous êtes ma servante, la seule ser-