LE DOCTEUR, MARINETTE, VIOLETTE
PÉDROLINO.
LE DOCTEUR, assis, à Marinette qai lai parle en gesticalant. < Vous tairez-vous, vieille sibylle?
MARINETTE
Non , monsieur. La loi ne me donne point de droit sur cette fille; mais je l'ai élevée, je l'ai recueillie quand elle n'avait pas trois guenilles sur le corps. — Je Fai aimée comme mon enfant, et si elle a le cœur de me désobéir...
VIOLETTE
Non, jamais, ma marraine; mais vous consentirez, vous deviendrez raisonnable. *
PÉDROLINO.
Et puis vous Taimez tant , vous ne voudriez pas la priver de
moi !
MARINETTE
Taisez-vous 1 vous n*êtes bon qu'à occuper chez elle la place de bouffon !,.. Monsieur le docteur, pouvez- vous !... *
VIOLETTE
Protégez-nous, monsieur le docteur.
LE DOCTEUR, se levant.
Ah ! que vous me rompez la tète avec vos amours ! Silence tous !
PÉDROLINO.
Silence î
i. Le Docteor, Marinelle, Pédrolino, Violette.