SCÈNE PREMIÈRE
ISABELLE, COLOMBINE, entrant do fond.
GOLOMBINE.'
En vérité, sigiiora Isabelle, je ne puis comprendre Tagrémeut que vous trouvez à vous promener encore dans les jardins de la villa Sbrufadelii !
ISABELLE
0ù veux-tu que je me promène, ma pauvre Colombine ! c'est ici le lieu de plaisance le plus rapproché de la ville, et ce beau jardin me représente des jours de fête, dont il ne m*est pas aisé de perdre le souvenir.
GOLOMBINE.
Chassez-moi ces idées noires, ma belle maîtresse ; le fils aîné du prétendu marquis de Sbrufadelii était un galant libéral, j'en conviens, mais il ne vous eût jamais épousée, et il est temps de viser au solide. Puisqu'il a eu la maladresse de se laisser choir , avec toute sa famille , au fond de la Brcnta, faites^n votre deuil en un tour de main, et songez à le remplacer par quelque meilleure dupe.