ACTE II, SCÈNE IIÏ
LE NOTAI RK, d'un air malin.
La comtesse Isabelle, l'ancienne maîtresse du fils de la maison! une femme du plus beau monde, un fin ragoût, ma
foi!
P É D R L I N , qui est auprès d'eux el qui regarde tout le monde
d'un air ébahi et familier.
Vertuguoi î elle est emplumassée comme la mule d'un évêque.
LE DOCTEUR, à part.
Quels diables d'originaux ! *
(Il se remet à causer avec le notaire. - Pascariel fait Tagréable auprès de Violette. — Pédrolino, les mains derrière le dos, suit tous ses mouvements et accompagne tous ses pas comme , on observe une bêle curieuse.)
ISABELLE, à Golombine, s'avançant sur le devant de la scène.
C'est là ce fameux docteur en droit qui , au dire de Pascariel, se fait fort de veiller aux intérêts de l'héritière? Il serai' à propos de l'empêcher de causer avec maître Gérolamo.
COLOMBINE
C'est affaire à moi de tympaniser ce vieux druide !
ISABELLE
Je te le confie. (Haut, à Vioietie.) Vous plaît-il, ma toute belle, que je vous fasse les honneurs du jardin et du château? Venez, venez avec moi. (Elle prend le bras de Violette et l'emmène )
M A BINETTE, à part, les suivant.
Tiens, cette dame! dirait-on pas que nous sommes en visite chez elle?