‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 70 sur 115 · ACTE II, SCÈNE VIÎI. 8f · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIÎI. 8f

ISABELLE

il était si près de m*épouser, que vous me pouvez considérer comme sa veuve

VIOLETTE, toaehant le manteaa rose d'Isabelle. C'est donc ça la couleur du deuil dans le pays d'ici?

ISABELLE, à part.

Elle s'avise de tout, cette peste de fille! (Haut.) C'est par décence , et pour attester la pureté de mes relations avec le défunt que je me vêts ainsi ; mais le billet...

VIOLETTE

Si ce billet-là e^t honnête, mam'selle, quand même il y manquerait quelque chose, il est bon pour moi; mais il faut que ma parole vous contente et vaille pour vous contrat passé.

ISABELLE

Allons! (A part) Il le fautbiep! ménageons-la. (Haat, embrassant Violette.) Vous êtes une belle âme , et vous faites voir en tout une conduite admirable. Croyez que je n'ai pas de plus grande passion que celle de vous complaire^

Alors, pour commencer, rappelez donc votre servante, qui m'a emmené mon amoureux et qui veut me le câliner un peu trop.

ISABELLE

Ahl vous croyez? Mais est-il possible ctue vous vouliez épouser un...

VIOLETTE

Ne dites rien contre lui , mam'selle , c'est moi qui vous le défends.

ISABELLE, à part.

Tudieu ! quelle tête ! je n'en ferai rien, et il faut changer de plan.

VIOLETTE

Eh bien, main*selle, rappelez-vous vos oiseaux?

ISABELLE

Tout ce que vous voudrez, mon cœur ; tenez ils ont pris par là, allons les rejoindre.

VIOLETTE

Eh! vite. •

. (Elles sortent par la droite, tandis qae de la gauche Golombine guette leor départ.)

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