ACTE II, SCÈNE X
GOLOMBINE, en colère, se levant.
Bœuf vous-même ! vous m'abîmez! j'en aurai la main rouge pour plus de deux heures. Quel mal appris êtes-vous? Vous mérileriez cent soufflets !
PÉDROLINO.
Oui-da ! vous vous faites comprendre à celte heure ; il parait que quand vous êtes montée à parler iroquois, faut vous cogner pour que ça se passe.
GOLOMBINE, forieuse.
Butor! bourru 1 grossier! escargot! cheval!
PÉDROLINO.
Oh ! comme les mots vous viennent sous le pouce, à présent 1 Tétigué ! vous n'êtes pas belle joueuse, (il prend la main de Colombine, qai loi montre la trace da coop, et souffle dessus.) Tenez, ça n'y paraît plus.
GOLOMBINE, apercevant Violette, <iai vient par la droite^ an fond.
(A part.) Âh ! ma foi ! pour te punir, animal I je te veux brouiller tout de bon avec elle. (Haut.) Cher cœur, va , je le vois bien que tu m'aimes, et puisque tu le demandes avec tant de grâce, je te l'accorde, ce doux baiser d'amour.
(Elle l'embrasse vivement, feint d'apercevoir Violette, jette un eri simalé« et se saave par la ganche en riant sons cape.)