‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 92 sur 115 · ACTE III, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IL

GOLOMBINE.

D*être un fantôme , un prête-nom*

LÉANDHE.

L*homme de poids de la société ''...

GOLOMBINE.

Oui , rhomme de paille... Donc , en réunissant nos talents , votre importance et nos écus, nous achetons à nous quatre le château et les terres de Sbrufadelli...

PASGARIEL.

Quelle bêtise!... cela vaut...

GOLOMBINE.

N*importe !

LÉANDRE

Et nous n'avons...

ISABELLE

Cela ne fait rien... tous les jours on achète avec rien, à la condition d'acheter pour rien.

PASGARIEL.

Peut-être !... mais encore faudrait-il savoir...

LÉANDRE

Colombîne!... Je crois saisir votre idée... elle ne me parait point dépourvue de profondeur...

GOLOMBINE.

Hein?... Monsieur!

LÉANDRE

Il y a donc des dettes ?

ISABELLE

Énormément !

LÉANDRE

Et vous pouvez vous substituer...

ÇOLOMBINE.

C'est fait dans une heure si vous voulez vous porter...

LÉANDBE.

Créancier principal?

ISABELLE

Vous y êtes...

LÉANDRE

Et vos fonds suffiront ?

ÇOLOMBINE.

A acheter nombre de créances fort véreuses , qui deviendront bonnes entre nos mains.

LÉANDBE.

Les créanciers ont donc la langue...

ÇOLOMBINE.

D*un pied de long I...

LÉANDBE.

Et la plupart sont gens...

ISABELLE

De sac et de corde. >

PASCARIEL.

Je saisis, je saisis!... C'est ainsi, j'ai ouï dire, que le défunt avait acquis son marquisat...

ISABELLE

Pas autrement.

LÉANDBE.

Mais si l'héritière qui, grâce aux dieux, n'a pas le sou, se mettait, par un bon mariage, en position dé rembourser. . .

PASCABIEL.

Diable !

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