ACTE III, SCÈNE IL
GOLOMBINE.
D*être un fantôme , un prête-nom*
LÉANDHE.
L*homme de poids de la société ''...
GOLOMBINE.
Oui , rhomme de paille... Donc , en réunissant nos talents , votre importance et nos écus, nous achetons à nous quatre le château et les terres de Sbrufadelli...
PASGARIEL.
Quelle bêtise!... cela vaut...
GOLOMBINE.
N*importe !
LÉANDRE
Et nous n'avons...
ISABELLE
Cela ne fait rien... tous les jours on achète avec rien, à la condition d'acheter pour rien.
PASGARIEL.
Peut-être !... mais encore faudrait-il savoir...
LÉANDRE
Colombîne!... Je crois saisir votre idée... elle ne me parait point dépourvue de profondeur...
GOLOMBINE.
Hein?... Monsieur!
LÉANDRE
Il y a donc des dettes ?
ISABELLE
Énormément !
LÉANDRE
Et vous pouvez vous substituer...
ÇOLOMBINE.
C'est fait dans une heure si vous voulez vous porter...
LÉANDBE.
Créancier principal?
ISABELLE
Vous y êtes...
LÉANDRE
Et vos fonds suffiront ?
ÇOLOMBINE.
A acheter nombre de créances fort véreuses , qui deviendront bonnes entre nos mains.
LÉANDBE.
Les créanciers ont donc la langue...
ÇOLOMBINE.
D*un pied de long I...
LÉANDBE.
Et la plupart sont gens...
ISABELLE
De sac et de corde. >
PASCARIEL.
Je saisis, je saisis!... C'est ainsi, j'ai ouï dire, que le défunt avait acquis son marquisat...
ISABELLE
Pas autrement.
LÉANDBE.
Mais si l'héritière qui, grâce aux dieux, n'a pas le sou, se mettait, par un bon mariage, en position dé rembourser. . .
PASCABIEL.
Diable !