ACTE III, SCÈNE IL
GOLOHBINE, à Pascariel.
Voilà pourquoi, imbécile que vous êtes, il ne fallait pas vouloir disloquer son mariage avec ce claque-dent de Pédrolino !
PASGARIEL, d'an air profond. *
Oui, nous sommes doux imbéciles !
LÉANDRE
Plaît-il ?
GOLOMBINE.'
Mais le mal n'est pas grand , et je me charge de les réconcilier , car, si faim et soif ne s'épousent, nous ne tenons rien!
LÉANDRE
C'est vrai !
GOLOMBINE.
Avant tout, écoutez... 11 y a dans ce pays une formalité essentielle... C'est qu'un héritage soit accepté par un acte passé entre les mains d'un notaire.
PASGARIEL.
Courons chercher maître Gérolamo, diantre ! il nous faut cela pour agir. (II remonte de deax pas.)
GOLOMBINE.
Car si la succession tombait aux hospices, comme en l'absence d'héritiers, la loi en ordonne, ces corps là qui sont riches, nous mettraient lestement hors de cause.
LÉANDRE
Sus, au notaire !
ISABELLE , à PascarjeL^ Il faudrait le surveiller pour l'empêcher...
\. IsabeUe , Colombine, Léandre, Pascariel.