‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 18 sur 61 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ARHANDE^ Mule, réfléchisxanl, dani TatlUade de Jeanne au lever du rideau du premier acte*

Depuis que le docteur est ici, mon secret >.

M’échappe, je le sens — il m’observe. — On dirait Qu’il a lu sur mon front ma passion fatale.

— Jeanne ignore toujours que je suis sa rivale.

Mais le Docteur sait tout puisqu’il veut m’éloigner! bit malgré l’inlérét qu’il peut me témoigner.

De ses obsessions je ne suis pas la dupe :

Le soin de ma santé n’esi pas ce qui l’occupe;

Je me porte à merveille, et je n’ai pas besoin

D’aller chercher l’air pur et la santé si loin I

Peut-être a-t-il raison .. (se ie»ani.) Mon amour est un crime!

Mais dussé-je rouler jusqu’au fond de l’abîme

Je ne partirai pas! — J’ai fait jusqu’à ce jour

Trop de concessions lâches à cet amour

Pour l’étouffer! — Hélas ! tout ce qui fait la femme.

Les noblesses du cœur et les pudeurs de l’âme.

J’ai tout pris, l’amitié, l’honneur, l’opinion Pour en faire litière à cette passion :

Je ne partirai pas! — Si cet amour funeste Doit s’écrouler sur moi, que m’importe! Je reste Et je le défendrai jusqu’au dernier moment.

Quitte à m’ensevelir sous son écroulement!

— Ah! chassons celte idée! — Au fond, j’ai peur, je tremble!

— Raoul ne m’aime plus comme autrefois. — 11 semble Contraint à mon aspect! — Ah !

(Elle sort en rêvant. — Entrent André et Claire.)

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