CI.AIRE
Jurer! la belle affaire!
Quand on aime les gens, il faut les épouser.
ANDRÉ
Mais je n’ose lui dire...
claire.
Il faut oser... oser!
Veux-tu que ce soit moi ?
ANDRÉ , Tiveraent.
Tu triompherais d’elle!
Le beau rôle à jouer pour une demoiselle!
C’est moi qui supplierais avec humilité
Qu’on daignât m’accorder ta main? — En vérité,
Tu te moques!
ANDRÉ
Mais non! vingt fois, avec courage,
J’ai voulu lui parler de notre mariage.
Chaque fois que j’allais lui demander ta main,
Elle m’interrompait en me disant : Gamin !
Attends encore un peu que la barbe fleurisse,
Quand lu seras majeur!
claire.
Mais c’est une injustice!
Depuis plus de trois mois te voilà bachelier,
Et je te trouve, moi, très-bon à marier!
LES VACANCES DU DOCTElifi.
ANDRÉ
Très-boni c’est évident!
CLAIRE
C’est de la tyrannie !
ANDRÉ
La barbe ferait donc le bonheur ? je le nie 1
. CrjLiUEj frappant da pied.
Révoltons-nous !
ANDRÉ
C’est dit ! Oui, trouvons un moyen ! (sii*nre.)
CLAIRE
André !
ANDRÉ
Quoi?
CLAIRE
Trouves-tu?
ANDRÉ
Non, je ne trouve rien
Et toi?
CLAIRE
Ni moi non plus.
ANDRÉ
Parle !
ANDRÉ
Je t’enlève 1
CLAIRE
Ce seraiit très-joli si ce n’était un rêve 1
ANDRÉ
Essayons.
CLAIRE
Par malheur le monde a fait l’essai!...
ANDRÉ
De quoi ?
CLAIRE
Du télégraphe électrique!
ANDRÉ
Cherchons encore! (silence.)
C’est vrai I