ACTE DEUXIÈME
CLAIRE
Eh bien?
ANDRÉ
Du coup, j’ai mon idée !
Ce soir, notre union peut être décidée.
Il faut aller trouver...
CLAIRE
C’est cela!
ANDRÉ
Qui?
CLAIRE
Ma foi ,
Je ne sais pas, pourvu que tu saches qui, toi !
ANDRÉ
11 faut aller trouvier et supplier Ârmande De se charger de faire à Jeanne ma demande; Câr si nous parvenons à l’attendrir...
CLAIRE
Tu crois
Qu’elle ferait tomber les obstacles.
ANDRÉ
Vingt fois !
Jeanne a pour la duchesse une amitié très-grande, Elle accordera tout !
CLAIRE, montruil Armande, qui rentre.
Allons prier Armande !
Viens i
(André va se poster à droite d'Armande et Claire & gauche.) ANDRÉ, d"une Toii rapplianie.
Madame!...
CLAIRE, de même.
Madame!...
ARUANDE.
Hé! mais, que voulez-vous?
Pourquoi cet air contrit?
ANDRÉ et CLAIRE.
Ayez pitié de nous!
ARUANDE.
Pitié! — Comment? — parlez!
CLAlRF.j à André.
Parle !
ANDRÉ
Non, toi; commence!
ARHANDE.
11 VOUS arrive donc quelque malheur!
• . CLAIRE
André veut m’épouser...
Immense !
ARMANDE
Je le sais de ton gré.
CLAIRE
Donc tout irait fort bien sans le menton d’André.
ARMANDE, riant.
Qu’y puis-je?
ANDRÉ
Vous pouvez en plaidant notre cause Nous la faire gagner.
Moi?
ANDRÉ
Rarement Jeanne ose
Etre d’un autre avis que le vôtre. — 11 suffit D’un mot de votre bouche à lever l’interdit, aissez tomber ce mot ; vous êtes belle et bonne. De nos jeunes amours devenez la patronne,
Et nous vous bénirons comme l’on bénit Dieu!
ARMANDE
La tâche est. difficile!
CLAIRE
En essayant un peu !
ARMANDE
Eh bien! soit; j’ess lirai!
CLAIRE
Quel bonheur!