‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 47 sur 61 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Eveiller les soupçons? — Il valait mieux me taire Et d’ailleurs, j’espérais que cet amour ancien Etant mort dans mon cœur, le serait dans le sien ; Je me trompais. Enfin, docteur, que vous dirais-je ! Pris aux lacs du passé comme un renard au piège ; Entre les deux amours hésitant, ballotté.

Je souffre et je me tais : voilà la vérité l

BHUNKL.

Et quand tu l’as revue aimante, toujours belle.

Plus belle qu’autrefois dans sa splendeur nouvelle, Tu n’as pas re.ssenti dans ton cœur désolé Fleurir comme un regain de l’amour envolé?

RAOUI,.

Hélas! je mentirais en disant le contraire;

Du charme du passé rien ne m’a pu distraire.

L’ancien amour parfois me remontait au cœur ;

J’ai lutté, j’ai souffert, enfin, je suis vainqueur.

BIILNEI..

(^ette réaction me parait bien subite !

RAOUL

On vient vite au bien.

Je suis guéri.

RRUNEL.

Au mal encor plus vile !

RAOUL

BRUNEL

Bien vrai?

RAOUL

Sincèrement.

BRUNEI..

Tu me réponds de l’Ame?

Alors,

RAOUL

Oui.

BRUNEL

Je réponds du corps.

BÂOCL, &vec enthousiasme.

Depuis longtemps, docteur, ainsi qu’en un beau livre, Je lis dans le regard de Jeanne qui m’enivre,

Et sa tendresse chaste et son sourire auii Ressuscitent mou cœur qui n’élail qu’endormi.

Depuis longlemps déjà, ce passé nui l’offense Me fait monter le rouge au front lorsque j’y pense.

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