‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 46 sur 61 · LFS VACANCES DU DOCTEUR · texte numérisé non relu

LFS VACANCES DU DOCTEUR

Armande voyageait avec le duc. — Duchesse !

— Si je n’en mourus pas ce fut grflce à vos soins; Quoique ignorant mon mal vous l’avez guéri, moin.c A l’aide des secours connus de la science Qu’avec votre tendresse et votre patience;

Où quelqu’autre savant eût sans doute hésité,

Vous eûtes le génie ayant la charité.

Quand je me réveillai de ma longue souffrance.

Sain de corps et d’esprit, mais mort à l’espérance, Comme une aube éclairant ma nuit, il se trouvait Une enfant de seize ans assise à mon chevet:

C’était Jeanne!

Pourquoi l’épousas-tu?

RAOÜI.. '

Peut-être

De mes sensations ne fus-je pas le maître !

Fut-ce reconnaissance, amitié seulement,

Amour? je ne sais ! — Mais ce fut loyalement.

Sans appétit de l’or et certain de lui rendre L’amour le plus profond pour l’amour le plus tendre. Quant à l’ancien amour, sous un linceul d’oubli Je voulus qu’à jamais il fût enseveli,

Et pour en délivrer ma mémoire obsédée Je me fis vaillamment le soldat d’une idée. .

J’avais atteint mon but. A mes travaux lié Comme à la glèbe un serf, j’avais tout oublié.

Quand un jour...

BRUNEI..

Tu devais prévoir cette journée !

RAOUL

Armande à mon foyer vint s’asseoir amenée Par Jeanne, par ma femme !

BRUNEL

Ah ! tu connaissais bien

Leur ancienne amitié!

RAOUL

Je n’en redoutais rien.

Je comptais retrouver Armande... dans le monde... Quelquefois... par hasard! — Ma stupeur fut profonde De la voir s’installer pour toute une saison Sous le toit qu’habitait madame d’Ormaison ;

Mais que poiivais-je dire et que pouvais-je faire?

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