LES VACANCES DD DOCTEUR
JEANNE
Tu détournes les yeux? Je te croyais plus forte!
Regarde, sois sans peur, je racurs!... me comprends-tu? Dans ma fierté, dans mon amour, dans ma vertu ;
Et je te léguerai la honte de ce crime
Dont loi seule es coupable et dont je suis victime.
Tu craignais pour Raoul? eh bien, Raoul vivra.
Ma vengeance? je meurs — et par loi — la voilà!
(Elle retombe épuisée.)
ABUANDE.
Oh ! comme elle l’aimait !
(Voyant Jeanne «ani mouvemeni.)
Jeanne! Jeanne! elle est pâle!
Est-ce qu’elle s’en va mourir! mais elle râle!
Elle meurt! au secours! elle meuri!
(Lui Uuint la main et le front.)
Tout son corps
Est froid! — C’était donc vrai! — C’était vrai! mais alors, C’est moi qui l’ai tuée ! — Ohl non, c’est impossible!
— Elle ne bouge plus! — Jeanne! — mais c’est horrible!
Je l’appelais ma sœur lorsqu’elle était enfant !
Et c’est par moi... — c’est moi !... — Dieu ! Raoul, maintenant !
(Elle se recule éponvantée. — Entre Raoul en désordre.)