‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 57 sur 61 · JEANNE, ARMANDE · texte numérisé non relu

JEANNE, ARMANDE

JEANNE

Dieu me châtie

Puisque je te revois 1... — Je te croyais partie.

ARMANDE

J’étais prête à partir, quand au dernier moment On m’a remis ta lettre. — Oh! cette lettre ment. N’est-ce pas? réponds-moi !

(s'agenouillant.)

Je t’en supplie en grâce !

Tu ne l’as pas tué? c’était une menace !

Ce serait trop affreux, tu n’aurais pas commis Ce crime? tu l’aimais!

JEANNE

Dieu ne l’a pas permis !

ARMANDE, le reloTant aeec joie.

JEANNE

Que Dieu soit béni ! Raoul vit ; mais modère Ta joie. — Entre vous deux j’ai mis une barrière : J’étais là, ce matin, lorsque tu lui disais :

Epouse sans défauts, mais amante, jamais!

Oui, si l'amour au lieu d’agrandir, diminue.

Si perdre tout respect et toute retenue,

' Braver toutes les lois, outrager l’amitié,

Souiller l’honneur du nom qui vous est confié.

Tout cela, c’est aimer; c’est vrai, je le déclare,

Je ne sais pas aimer, c’est un mérite rare Auquel un esprit droit lentement se résoud ;

Je ne sais pas aimer, mais je meurs, voilà tout.

— Regarde-moi ! (Elle le life en trébucbanl.) .

ARMANDE, ic cachant la tJte dans soi nuins.

Mon Dieu!

JEANNE

Regarde!

ARMANDE, bouleeerede.

Toi, toi 1 — Morte 1

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