‹ Les vaccinations antirabiques à l'Institut PasteurChapitre 1 sur 7 · Voir les Annales, janvier 1887 et juin · texte numérisé non relu

Voir les Annales, janvier 1887 et juin

que les nombres indiqués chaque mois subissent quelques modifications, à mesure que le temps s'écoule. Par exemple, des personnes enregistrées comme mordues par un chien suspect, et classées dans le tableau C au moment de la publication mensuelle, passent dans le tableau A, parce que des personnes ou des animaux, mordus par le même chien qu'elles, sont devenus enragés dans la suite. Ces changements de catégories ne peuvent être faits qu'après un long- temps écoulé. C'est pourquoi il est utile de publier, à de grands intervalles, des statistiques générales, revues et mises à jour; elles ont d'ailleurs l'avantage de grouper des résultats épars et de les présenter sous une forme saisissante.

Nous rappellerons, tout d'abord, que les personnes traitées à l'Institut Pasteur sont divisées en trois catégories qui forment chacune un tableau :

1° Tableau A. — Personnes pour lesquelles la rage de l'animal mordeur est expérimentalement démontrée par le développement de la rage chez un animal inoculé, ou mordu en même temps que la personne traitée.

2° Tableau B. — Personnes pour lesquelles la rage de l'animal mordeur est constatée par examen vétérinaire.

3° Tableau C. — Personnes mordues par des animaux suspects de rage.

Or, du 1er janvier 1887 au 31 décembre 1889, dans les statistiques partielles publiées par les Annales de l'Institut Pasteur, 96 personnes ont été classées dans le tableau B et 27 dans le tableau C, qui, par suite de résultats d'expériences ultérieures, ou de renseignements nouveaux, doivent rentrer dans le tableau A.

Le nombre des personnes inscrites dans le tableau A, qui était de 982 pour ces trois années, est donc porté en réalité à 1,105.

Cette rectification faite, voici les résultats des vaccinations antirabiques, par tableaux et par années :

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