G. Buchard, Les Constructions rurales
E. Thierry. Vaches laitières.
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pour l'éclairage des é tables, les huiles minérales, pétrole ou analogues et dérivés. 11 faudra se contenter des huiles ordinaires à quinquets. Les lanternes pourront être fixées contre les parois ou pendues au plafond et rendues mobiles à l'aide d'une poulie sur laquelle passe la corde de suspension.
Les étables devront toujours être tenues avec la plus grande propreté. Ici encore l'excès ne saurait être un défaut. La malpropreté des étables, qui exhalent des odeurs ammoniacales auxquelles l'homme résiste difficilement, donne toujours une saveur désagréable au lait et aux produits qui en dérivent, beurre et fromage. Les animaux eux-mêmes se trouvent souvent incommodés.
Litiiîrbs. — En raison de l'abondance des déjections des vaches, toujours très fortement nourries avec des aliments plus ou moins aqueux, les litières sont rapidement souillées et humides. Le fumier sera enlevé chaque jour au moins une fois et plutôt même deux fois, et, chaque matin, le sol sera lavé à fond et à grande eau avant de remettre des litières fraîches.
Le choix des litières n'est pas indifférent. Les meiL leures sont faites avec les pailles de céréales qui, pourtant, ont des qualités variables au point de vue de leur pouvoir d'absorption des principes fertilisants des fumiers. Nous y reviendrons tout à l'heure.
Les fanes de légumineuses conviennent aussi pour faire d'assez bonnes litières sur lesquelles cependant les animaux sont moins bien couchés que sur la paille.
Les fougères, les bruyères, les mousses et les algues, ainsi que tous les végétaux herbacés non vénéneux, font des litières passables qui ne sont pas à rejeter quand on manque de pailles. Elles sont prétérables
aux balles de céréales, aux cosses de légumineuses, aux siliques de crucifères et aux feuilles mortes auxquelles on ne doit recourir que dans l'extrême pénurie d'autres matières.
Mais jamais, d'après notre expérience, nous ne conseillerons l'emploi de la tourbe, de la tannée ou de la sciure de bois pour la litière d'une vache laitière. Ces substances, outre qu'elles s'imprègnent rapidement des déjections, font avec les excréments une boue qui souille, en y adhérant fortement, le pis et les trayons. Quelque soin que l'on prenne, pour laver la mamelle, avant la traite, on trouve toujours, au fond des vases contenant le lait même soigneusement tamisé, des poudres noirâtres plus ou moins abondantes et toujours répugnantes pour le consommateur.
MM. Mûntz et Girard ont déterminé le pouvoir absorbant des diverses litières, il nous parait nécessaire d'en tenir compte dans l'appréciation de leurs qualités.