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Tuffeau..
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D'après ces chiffres, on peut juger que pour loger 20 tètes de bétail, en donnant I"'."i0 en largeur par tète, une hauteur de i mètres on assurera une aération suffisante.
Le nombre des fenêtres variera avec celui des tètes à lo"-er et les dimensions de retable. Elles seront plus larges que hautes et aussi nombreuses que possible; car on a toujours la possibilité d'en fermer ou d'en ouvrir autant qu'on le voudra et de régler ainsi la température de l'étable. Il importe surtout qu'elles
soient pincées haut, de façon que l'air et la lumière vive ne frappent pas directement les animaux. Elles devront s'ouvrir de haut en bas (fig. 45).
Les portes de l'étable devront, autant que possible, être placées au milieu de l'habitation, pour éviter les courants d'air qui se produisent toujours quand les portes sont aux deux extrémités. Cependant, suivant l'emplacement dont on dispose, on est quelquefois obligé de les ouvrir à l'une ou aux deux extrémités. Dans tous les cas, les portes devront être à deux bat-
Fig. 45. — Fenêtre vue à" l'intérieur.
tants de mêmes dimensions et s'ouvrir de dedans en dehors. Plus les portes sont grandes, moins il y a de dangers d'accident provenant des heurts dans lesquels les vaches peuvent se fracturer les cornes ou les hanches. Il y a le plus grand danger, surtout d'avortement, par suite de chocs reçus par l'abdomen dans les portes trop étroites ou dont les deux battants ne sont pas largement ouverts.
Une établc peut être simple ou double; ce qui veut dire que les animaux sont placés sur un seul ou sur
deux rangs. Dans tous les cas, il faut à tout prix éviter les grandes étables ; et si l'on a beaucoup de bêtes ;i loger, il faut les séparer par des cloisons en briques de façon qu'il n'y ait jamais plus de quinze à vingt tètes dans le même compartiment.
Outre l'inconvénient résultant de la difficulté de diffusion de l'acide carbonique provenant des exhalaisons expiratoires, il y a encore le danger de la facilité de transmission des maladies contagieuses dont on ne
saurait trop restreindre le champ d'action.
Les dispositions intérieures des vacheries ont la plus grande importance au point de vue de l'hygiène et de la production de la vache laitière.
Le sol ou le plancher, qu'on appelle aussi l'aire, doit, être solide et construit avec des matériaux aussi imperméables (pie possible aux liquides cl à toutes les matières excrémentitielles. Nous conseillons de faire le sol en pavés de grès, en pavés de Sainte-Savine ou en briques sur champ. Le pavé de bois devient rapidement un milieu favorable à la culture de tous les virus, et ainsi que le bitume et le portland artificiel, il devient gras, glissant et, partant, dangereux. Le macadam donne une aire insuffisamment solide, qui se creuse rapidement sous les pieds postérieurs des animaux et permet l'accumulation des urines dans des cavités devenant de plus en plus profondes et malsaines. Le terris, ou terre comprimée, vaut encore moins que le macadam.
Une légère pente, dans l'espace destiné à chaque bète, doit exister de la crèche à l'arrière. Cette pente sera de 1/2 il 1 centimètre par mètre tout au plus. Elle doit favoriser l'écoulement des liquides dans une
Ai-
rigole allant de l'étable à la fosse à purin. Si la pente était plus accentuée, elle fatiguerait beaucoup les ani-
maux.
On peut éviter cette pente en employant le système de drainage des étables du colonel Basserie qui n'a cpie l'inconvénient d'être trop coûteux. Il consiste en une rigole située au milieu même de la place occupée par l'animal et couverte avec une plaque de fonte ajourée. Le plan peut donc rester horizontal, les liquides s'écoulant dans la rigole qui les conduit à une autre, commune, véritable drain collecteur, et éo-alcment couverte.
Il résulterait des statistiques, peut-être un peu intéressées, du colonel Basserie, que le rendement en lait des vaches serait plus élevé quand le sol de la stalle est horizontal. En tout cas le système Basserie a l'avantage d'être très hygiénique en ce qu'il ne laisse jamais les liquides séjourner sous les animaux ni même dans l'étable.
Les vaches étant des animaux tranquilles, il n'est pas utile d'établir, entre elles, des séparations toujours coûteuses. Mais il faut réserver, par tète, un espace de 1"',10 à l'",50 en largeur sur une longueur de 2 ,n ,50. Quand l'étable est à un seul rang, il faut, derrière les animaux, un couloir de service de l'",50 entre eux et le mur. Le sol de ce couloir doit être léoèrement incliné du mur au caniveau situé immédiatement derrière les animaux et destiné à recevoir et à emmener les urines.
Dans l'étable à deux rangs, les animaux peuvent être placés de deux manières différentes. Ou bien ils sont opposés face à face et séparés par un couloir de
1 mètre à l"','20 destiné à la distribution des aliments. C'est le meilleur système, procurant la plus grande économie de temps, et permettant d'éviter des pertes de fourrage. Dans ces conditions, il doit y avoir, der-
la
rière les animaux, un couloir de même largeur que celui qui existe dans les étables ii un rang.
Mais, en raison de l'emplacement dont on peut disposer, on est quelquefois obligé déplacer les animaux face au mur et opposés par les derrières. Dans ce cas, le couloir intérieur doit être de 2 mètres de largeur. 11 sert à l'enlèvenicnl des fumiers cl à l'apport des litières. En avant des animaux il existe néanmoins un couloir de I mètre pour la distribution rapide des aliments.
Le couloir central de ? mètres est convexe et incliné de chaque côté pour l'écoulement des Liquides de lavage dans les caniveaux.
Dans les ('tables bien aménagées, (pie les animaux soient placés sur un ou sur (]vu\ rangs, le système de wagonnets sur voies ferrées est très économique. Il peut exister pour la distribution des aliments et pour l'enlèvement des fumiers.
Dans aucun cas II ne doit y avoir de râteliers dans une vacherie. Par sa conformation, la vache mange plus commodément si les aliments sont placés bas. Si peu (pie le râtelier soit élevé, l'animal est obligé de faire un effort pour prendre sa nourriture. La contrainte où il se trouve de lever la tète provoque la courbure de la ligne dorso-lombaire qui s'incurve en bas et amène bientôt Yenxellcmi'iit .
Une mangeoire liante de 50 à 00 centimètres et
large de iO sudit à tout.
fii
Nous préférons le système préconisé par M. A. Sanson, qui existe dans beaucoup de grandes exploitations et à l'école de la Brosse et que, si nous ne nous trompons, M. E. Tisserand, le directeur général actuel de l'agriculture, avait fait installer dans les fermes impériales qu'il a dirigées. Au reste, nous empruntons à M. A. Sanson une partie du chapitre sur la disposition intérieure des étables :
« Une auge en pierre dure ou en maçonnerie étanche, creusée suivant une courbe légère, et par conséquent peu profonde, est placée sur une base maçonnée à une élévation de 40 à 45 centimètres au plus '. Sa largeur totale, y compris les bords, d'une faible épaisseur, quant au plus éloigné des points d'attache des animaux du moins, doit être d'environ autant. Sa longueur est subordonnée à celle de l'étable, mais ne peut être égale toutefois. Pour des raisons que l'on verra tout à l'heure, il faut qu'entre chacune de ses extrémités et la paroi correspondante de l'étable, d reste un espace vide d'un mètre au moins.
« Sur le bord antérieur de cette mangeoire ainsi construite s'appuie une barrière à claire-voie soutenue, à distance convenable, par des montants solides entré lesquels sont établis des barreaux mobiles en bois, comme les montants, mais seulement d'un diamètre de" 15 à 20 centimètres, également cylindriques et liés entre eux en haut par une traverse commune. En bas
1. Il n'y a aucun inconvénient à ce que la base maçonnée n'ait pas plus de 30 à 35 centimètres de hauteur. L'essentiel est que cette base ne soit pas au-dessous du niveau du sol.
ils peuvent être fichés de même dans une traverse en forme d'embase ou directement dans la pierre de la mangeoire. Le premier mode vaut mieux, car dans ce cas c'est à l'embase que se trouve fixé l'anneau d'attache où vient passer la clavette de la chaîne 1 .
« La hauteur de la barrière est principalement une affaire de coup d'œil. Il sullit que l'animal ne puisse jamais atteindre avec ses cornes la traverse supérieure, lorsqu'il introduit sa tète entre les barreaux ou qu'il la retire. Et c'est cette double opération dont la nécessité règle l'écartement de ces derniers.
« La situation de cette mangeoire à barrière verticale sur le bord qui fait face à l'animal est différente suivant qu'il s'agit d'une étable simple ou double. Dans le premier cas, c'est-à-dire lorsque l'étable ne doit loger qu'une seule rangée d'animaux, la mangeoire est placée en avant de l'un des côtés, de celui qui est dépourvu de porte ouvrant à l'extérieur, et à une distance telle qu'il y ait au moins 1 mètre ou l'",50 entre le pied du mur et celui de la lace correspondante de la mangeoire. Il en résulte un couloir dans lequel on peut circuler pour distribuer la nourriture. Et c'est afin de pouvoir passer de l'intérieur de l'étable dans ce couloir, et réciproquement, (pie l'on a ménagé un espace libre à chaque extrémité de la mangeoire.
« A moins que l'espace dont on dispose pour la
t. Nous préférons User l'anneau d'attache aux barreaux mobiles qui n'ont, à La Brosse, que 5 à centimètres de diamètre. La chaîne d'attache est ainsi rendue mobile par cet anneau qui glisse de bas en liant et de liant en lias sur le barreau qu'il embrasse complètement.
construction de l'étable n'y fasse obstacle, il vaut mieux augmenter la largeur et plaoer les animaux sur deux rangées » (lig. 46).
Quand c'est possible, il y a toujours avantage à ce que des robinets laissent couler l'eau dans la mangeoire. Les animaux sont de la sorte tous abreuvés à la fois.
Une étable bien organisée doit toujours avoir des annexes qui servent à mettre en dépôt les fourrages, les paniers remplis d'aliments, etc. La chambre à mélanges doit être aussi rapprochée que possible, ou mieux encore communiquer par la voie ferrée avec l'intérieur de l'étable. Jl est nécessaire d'avoir un hangar ou appentis pour les cas où on a besoin de sortir, par les mauvais temps, des animaux pour les examiner ou les panser, s'ils sont malades, boiteux, etc.
Dans les étables un peu considérables, en même temps qu'on se livre à l'industrie laitière, on fait des élèves. Il faut pourvoir à leur logement comme à celui du taureau. Celui-ci peut être logé dans l'étable même, dans une boxe ou dans une stalle placée à une extrémité d'où il peut voir les autres animaux. S'il est capricieux, indocile et même méchant, il est malgré cela sociable et a horreur de l'isolement qui le rend encore plus difficile.
A une autre extrémité, s'il y a la place disponible, ou mieux dans une construction annexe, on dispose des boxes carrées d'une aire de 2 m ,25 à 2 m ,50, dans lesquelles sont mis les veaux dès leur naissance. Les boxes peuvent être de dimensions variables suivant les âges des sujets à y placer.
Il serait bon également, d'avoir une ou deux boxes,
dans l'étable même, pour les vaches en parturition. Elles y seraient plus tranquilles et, dans le cas où l'intervention du vétérinaire serait nécessaire, il pourrait agir librement et les autres animaux ne seraient pas dérangés. Il serait en outre plus facile de disposer la litière à l'approche du vêlage pour une bête isolée
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que si elle se trouve au milieu des autres. Cette boxe
devrait avoir aire suffisante de •'! mètres -• i mètres
=^ I '2 mètres carrés.
Les parois et le plafond de l'étable, au-dessus de
laquelle on devra éviter avec soin de mettre des fourrages, qui prendraient un mauvais goût, et des pailles qui sont trop facilement combustibles et augmentent ainsi les dangers d'incendie, seront blanchis à la chaux au moins une fois par an.
Il ne faut jamais loger des animaux dans des étables neuves avant que les murs soient bien asséchés et que le mortier ne contienne pas au delà de 20 0/0 d'eau . « Les animaux, pas plus que l'homme, ne s'accommodent de l'expérience qui consiste à essuyer les plâtres du bâtiment neuf. » (II. Boucher).
L'état hygrométrique de l'atmosphère des habitations des vaches laitières exerce une grande influence sur la quantité de leurs produits. « Il est connu que le fonctionnement des mamelles est d'autant plus actif que l'air qui les entoure est plus près de la saturation par l'humidité. » (A. Sanson.)
La température constante, qui convient aux laitières, a été fixée expérimentalement à 12° à 15° centigrades. 11 est donc utile d'avoir un thermomètre à demeure dans l'étable.
On évitera, avec la plus grande attention, les courants d'air pouvant atteindre directement les vaches et particulièrement les mamelles. Non seulement, dit M. A. Sanson, ces courants d'air peuvent diminuer la lactation, mais ils peuvent même provoquer des inflammations de la mamelle. J'ai eu, comme beaucoup d'autres vétérinaires, l'occasion de constater plusieurs fois des accidents de cette nature sur des vaches différentes placées à un endroit déterminé. Quand on entrait dans l'étable, si la porte n'était pas grande ouverte, le courant d'air venait invariablement frapper
le pis de la vache placée la troisième dans le rang. Jamais je n'ai observé, dans notre vacherie, d'inflammation de la mamelle sur les vaches occupant d'antres places.
La chaleur solaire incommode singulièrement les
vaches. D'autre part, la lumière vive excite les animaux, attire les insectes qui les tourmentent. Il y a lieu de remédier à la grande chaleur, par des volets ou des stores en toile métallique qui tamisent la lumière. Les portes coupées' peuvent être d'une grande utilité.
II résulterait, d'après M. A. Sanson, des expériences de May que « la production du lait serait, dans certaines limites modérées, en raison inverse de l'intensité lumineuse. » Aussi bien, l'essentiel, dans une vacherie, est d'avoir une lumière suffisante pour les besoins du service.
Dans certaines grandes exploitations, on a, pour le service de nuit, ou au moins du soir, installé le gaz. Il vaudrait mieux la lumière électrique. Le uaz auarmente les dangers d'incendie si chaque bec n'est pas entouré d'une toile métallique solide et si ces becs ne sont pas placés assez haut, tout en évitant de les rapprocher du plafond.
Dans les petites exploitations, on s'éclairera avec des lanternes marines qui mettent, autant qu'il est possible, à l'abri des accidents. Il sera bon toutefois d'envelopper le verre sphérique d'une toile métallique. On ne doit jamais craindre l'excès de prudence. On ne saurait trop recommander de ne pas employer,