AGE DES JEUNES BOVIDES APTES A LA REPRODUCTION
d'avis de reculer le plus possible l'époque du premier accouplement; d'autres au contraire voient de sérieux avantages à l'accouplement précoce. Nous partageons l'avis de ces derniers et nous en donnons les raisons pratiques.
Sans doute, théoriquement, il parait y avoir de gros inconvénients à la reproduction des animaux non encore adultes, dont la structure squeletlique n'est pas encore complète, ce qu'indique l'évolution des dents de seconde dentition. Mais la pratique enseigne (pie l'état de gestation des jeunes femelles ne retarde en rien leur développement, pourvu toutefois que ces bêtes soient soumises à un lion régime alimentaire.
11 n'est pas démontré que les taureaux livrés jeunes à la reproduction aient donné naissance à des animaux plus précoces que ceux provenant de vieux sujets. Le taureau Durhara Favourite, qui a fait la monte pendant. 16 ans, a donné des produits aussi remarquables à la fin qu'au commencement de sa carrière.
Nous pensons et c'est ainsi que nous agissons, (pie, sans aucun inconvénient, un jeune taureau peut être employé à la monte dès l'âge de li ii 15 mois. Pendant la première année de service il ne devra être employé que deux ou trois fois au plus par semaine ; puis, îi mesure qu'il grandira, on pourra le laisser saillir autant de vaches qu'il s'en présentera.
Quant ii la limite d'âge où il faut cesser d'utiliser un taureau, il n'y a rien de fixe. Tant qu'un taureau est leste, vigoureux, tant qu'il n'est pas devenu trop lourd, qu'il ne fatigue pas les vaches, qu'il ne les expose pas à des accidents résultant de son poids ; tant qu'il reste doux et docile, il peut être utilisé à la reproduction.
23 6 PRODUCTION DES BOVIDES
La faculté procréatrice se maintiendra d'autant mieux et d'autant plus longtemps que le taureau aura été laissé moins inactif. La meilleure hygiène consiste en effet à faire travailler les bovidés reproducteurs mâles, en les nourrissant le mieux possible, en ajoutant à la ration, à l'époque de la monte, au printemps de chaque année par exemple, quelques litres d'avoine chaque jour. Dans les exploitations bien conduites le taureau paye sa nourriture par les travaux intérieurs de la ferme qu'il accomplit parfaitement guidé, avec un anneau nasal, par un homme doux.
Toutefois il n'y a de réel avantage à utiliser les vieux taureaux comme reproducteurs que s'ils sont des sujets absolument remarquables. Autrement il est préférable de les livrer à la boucherie dès qu'ils ont atteint l'âge de 3 ans et demi à 4 ans et qu'ils ont acquis leur maximum de valeur commerciale.
Nous conseillerons donc toujours de préférence l'emploi de taureaux jeunes qui s'accouplent toujours plus facilement que des sujets âgés.
Le taureau, surtout lorsqu'il est jeune, devra recevoir une alimentation un peu plus riche en principes azotés que l'animal non reproducteur. La sécrétion spermatique exige en effet une grande dépense en albuminoïdes.
Dès que les signes de l'apparition de l'instinct génésique se montrent chez une génisse, elle est apte à être fécondée. C'est vers l'âge de 12 à 15 mois qu'apparaissent les premières chaleurs, quelquefois mais rarement plus tôt. Faut-il à ce moment donner la génisse au taureau ?
L'exploitation de la vache laitière est d'autant plus