ACCIDENTS ET MALADIES CONSÉCUTIFS A LA PARTCRITION
Dans les deux jours, qui suivent le part, mémo le part le plus naturel, sans aucune complication, la vache peut être affectée dune maladie fort grave, très souvent mortelle, à siège mal déterminé, de nature peu connue, la fièvre (titulaire.
Tout à coup, sans signes prémonitoires, au moins pour les gens chargés des soins de la parturiente, la bête qui paraissait gaie, s'intéresser à son veau, avoir bon appétit, en même temps qu'elle avait beaucoup de lait, refuse tout aliment, devient triste et se couche pour ne plus se relever. La mamelle se flétrit, le lait avant disparu comme par enchantement. Le coucher est caractéristique, ster no-costal, avec la tête fichée perpendiculairement au sol, le ne/, enfoui dans la litière. Un frisson général, de longue durée et très fort, se manifeste; la conjonctive devient rouge vif. Il y a une fièvre intense.
C'est encore au vétérinaire qu'il faut recourir en hâte. En attendant, on fera sur tout le corps des frictions sinapisées et on couvrira la bête pour entretenir la chaleur et pousser aux sécrétions cutanées. Le vétérinaire fera le reste.
Les praticiens, nous devons le dire, qui ne sont pas d'accord sur l'essence même de la maladie, ne le sont guère plus sur le traitement à employer. Les uns disent avoir guéri avec la réfrigération générale, d'autres avec les révulsifs, d'autres enfin, et nous sommes du nombre, par une saignée générale abondante et les révulsifs.
Nous dirons quelques mots de l'avortement en parlant des principales maladies de la vache laitière. Disons seulement que la vache qui avorte doit être soignée comme la vache qui a accouché à terme.
PRODUCTION DES BOVIDES
Soins a donner au veau.
Si l'on doit redouter les accidents survenus à la mère pendant ou après le part, il ne faut pas non plus négliger les soins à donner au veau. Celui-ci souffre toujours plus ou moins pendant la mise-bas. Il naît plus ou moins robuste, plus ou moins vigoureux. Dans ce cas il n'y a qu'à attendre les efforts de la nature dont les effets se manifestent peu de temps après la naissance. On peut même, comme le conseille M. A. Marlot, sustenter le petit sujet trop long à se mettre debout ou trop faible pour le faire, en lui donnant de temps à autre une cuillerée à bouche de bon vin rouge ou blanc coupé d'eau d'orge miellée. Puis, dès qu'il parait plus vigoureux, on le met au lait maternel.
Mais, après un part prolongé, le veau peut naître dans un état de mort apparente. On doit tenter de le rappeler à la vie par l'insufflation de l'air dans la bouche ; ce dont s'acquitte très bien le vacher en le faisant avec sa bouche. On peut aussi recourir aux insufflations lentes à l'aide d'un soufflet à feu. On aide l'effet de l'opération par des compressions méthodiques du thorax, sur la région costale.
Enfin on peut recourir à un moyen conseillé par M. le docteur Laborde et employé avec succès, la traction rythmée de la langue. Cette opération agit par action réflexe en provoquant des hoquets d'abord passifs et devenant bientôt spontanés. La respiration, ainsi provoquée, est d'abord très vite et devient bientôt régulière. Le procédé Laborde consiste à
ouvrir la bouche du veau, à tirer fortement la langue au dehors et à lui faire exécuter, par des tractions graduées el de plus en plus fortes, des mouvements alternatifs de va et vient. Nous avons eu recours à cette pratique, quia parfaitement réussi sur l'agneau. Il nous parait toujours nécessaire île s'occuper, après la naissance, du cordon ombilical auquel les vachers et même des propriétaires ne lonl pas assez attention. Nous avons souvent constaté' des inflammations purulentes, voire gangreneuses el mortelles qui eussent été évitées si le cordon eût été coupé il deux ou trois centimètres de l'ombilic, puis lavé avec de l'eau phéniquée ou crésvlée et saupoudre ensuite avec de I acide borique, du plâtre coallaré, ou simplement avec de la poudre de charbon ou de la suie de cheminée.