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CHAPITRE XIV

ELEVAGE

L'élevage commence dés que le petit a vu le jour. Il doit être alimenté et recevoir des soins particuliers, dont, en général, on n'a pas assez souci, surtout dans la petite culture. On est trop enclin ii considérer comme perdu le lait consommé par le veau; et, avant qu'il soit temps, on le soumet il une alimentation dont les influences fâcheuses se répercutent sur son développement et sur celui de ses descendants. C'est pour- E. Tiilebry, Vaches laitières. Ij.

tant des soins et de l'alimentation donnés au veau que dépendent la production fructueuse et l'avenir des familles et des races bovines.

Quel que soit le mode d'exploitation dès bovidés, qu'on fasse l'élevage des reproducteurs ou celui des veaux de boucherie, qu'on exploite la vache pour son lait, l'éleveur a tout avantage, et n'a que des avantages, à bien soigner et à bien nourrir les veaux. Le seul aliment qui convienne à ces jeunes animaux c'est le lait maternel. Mais il y a plusieurs modes d'alimentation que nous devons examiner; car l'allaitement peut être fait en laissant le veau teter sa mère, ou en lui donnant le lait de celle-ci dans des vases spéciaux: seau, baquet, biberon.

Que le jeune lette ou boive, après qu'il a été extrait du pis, le lait de sa mère, c'est toujours l'allaitement naturel. Mais si, en même temps que le lait de la mère servi avec plus ou moins de parcimonie, on donne au veau d'autres substances alibiles; ou si même on le prive absolument de ce lait, on pratique l'allaitement artificiel.

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