‹ Les vaches laitières [microforme]Chapitre 11 sur 14 · SO · texte numérisé non relu

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bre d'heures qui sépare les traites a une grande influence sur la richesse du lait. Les faits porteraient à croire que la qualité du lait dépend surtout de la nourriture donnée aux vaches cinq ou six heures avant la traite, Ainsi, quand les vaches reçoivent à l'étable une excellente nourriture de six heures du matin à huit heures du soir, le lait du soir est produit dans d'excellentes conditions, tandis que pendant la nuit, les vaches restant sans nourriture, la quantité fournie peut être plus considérable, à cause de la longue période de temps pendant laquelle 1: secrétion du lait n'est pas troublée, mais la qualité en est rarement aussi bonne,

La qualité du lait dépend aussi beaucoup de l'état de santé, ainsi que de l'âge des vaches et du traitement qu'elles recoivent, Avec l'âge, le lait a une tendance à devenir plus riche, Lorsque la santé de la vache s'aitère d'une manière où d'une autre, la qualité de son lait s'en ressent, ainsi que la quantité. Si les vaches sont brutalisées, énervées, le lait peut devenir impropre à tout usage et aussitôt que l'animal retrouve sa tranquilité le lait reprend ses qualités ordinaires. Un lait normal n'est fourni que par des vaches en bone santé, bien nourries et bien traitées. Nous avons déjà parlé de la variation de la richesse du lait pendant la durée de la période de lactation,

Etables.— La principale chose À assurer dans une étable, c'est une bonne température moyenne de 60° environ, un air pur, exempt de mauvaises odeurs, une propreté scrupuleuse, la tr té des vaches et la commodité du service. Cette dernière chose portante, assurément, et on lui donne déjà beaucoup d'attention dans | vince, mais certainement les premières le sont beaucoup plus.

Température— Pour p oi maintenir la température, la première chose est de construire de bons murs avec du papier entre les doubles de plan-

ches. Des murs construit »rossièrement ne sont pas suffisant pour maïittenir la température pendant les temps froids de l'hiver: ou bin on est

obligé de diminuer la hauteur de la salle. puis de resserrer les vaches, ce qui

nuit à la pureté de l'air qui, dans ces étables resserrées, est facilement empesté, humide et malsain. On conseille d'employer pour les col: mbages des 2 X6, de mettre À l’intérieur deux doubles de planches, dont au moins un embouveté, séparés par du papier, et de faire la même chose à l'extérieur. Les plafonds doivent être soignés pour éviter les pertes de chaleur et les poussières qui peuvent tomber du grenier. Plus une étable est construite avec soin, mieux on peut la ventiler sans en abaisser la température ; c'est une

chose importante à retenir dans cette province où les hivers sont longs et rigotireux.

Dimensions et disposition des étables. —La hauteur des étables devrait être de 10 à 12 pieds. Le nombre de pieds cubes à donner à l’étable, par vache, dépend dn nombre et de la quantité des ventilateurs. Il vaut mieux une grande étable qu’une petite parce que, si les ventilateurs ne fonctionnent pas régnlièrement l'air y devient impur moins rapidement. On compte qu'il faut, par vache, environ 500 à: 800 pieds cubes de chambre. Dans les pays où la température est moins froide l'hiver et où on construit les étables avec de bons murs en pierres ou en briques, on va jusqu'à 1000 pieds cubes.

La surface de plancher par vache ne doit pas être moindre du dixième de l’espace cnbique. Si la hauteur de l’étable est moins forte, il faut une surface de plancher relativement plus considérable.

Ainsi, une étable de 50° X 25, par exemple, et de 10 pieds de haut donne un volume de 10’ X 50' X 25° — 12500 pieds cubes. Si nous comptons 500 pieds cubes par vache, cette étable pourrait contenir 25 vaches. La surface du plancher étant de 50 X 25 — 1250 pieds carrés, chaque vache pourrait disposer de 1250 + 25 = 50 pieds carrés de plancher, c’est-à-dire du dixième du volume, et la règle serait observée.

.On recommande généralement un passage de 4 pieds de large à la tête des vaches ; une crèche de 18 pouces de large ; des stalles de 5 à 572 pieds de profondeur et de 7 pieds de large pour deux vaches, soit 372 pieds par vache ; un dallot pour le purin, derrière les vaches, de 15 à 18 pouces de large. Ce passage doit être suffisamment large pour permettre un enlèvement facile du fumier, et aux vaches de circuler sans danger, lorsqu'elles entrent ou qu’elles sortent. La hauteur de la crèche doit être comprise entre 9 et 15 pouces, suivant la grosseur des vaches. L'inclinaison du plancher sur lequel repose les vaches, vers la gouttière, doit être de 2 pouces par 4172 ou 6 pieds. Ce sont là les dimensions généralement admises par les bons praticiens.

YVentilation.—La ventilation a pour but le renouvellement de l'air. Dans une étable où sont renfermés des animaux, l'oxygène de l'air est absorbé par la respiration puis remplacé par de l'acide carbonique, de la vapeur d’eau, de l'ammoniaque et des matières organiques très toxiques ; or tous ces gaz expirés sont aussi nuisibles à la santé des animaux que l’oxygène est nécessaire à leur vie. La. transpiration cutanée et les excrétions vicient l'air dans une large mesure. L'air d’une étable devient donc rapi-

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dement impur si on ne prend le moyen de le renouveler constamment. Généralement, pour cela, on compte sur les fentes des portes et des fenêtres ; mais c'est IÀ une faute grave et des moyens spéciaux doivent toujours être pris Pour assurer un renouvellement constant et suffisant de l'air des étables, L'hiver, ce renouvellement continu de l'air peut les refroidir, mais il vaut souvent mieux une température un peu plus froide qu'un air malsain, Les conditions à réaliser sont 1° Un renouvellement constant d’air pur ; 2° Ce

renouvellement doit se faire sans courant d'air nuisible aux vaches ; 3° ï] doit pouvoir être réglé à volonté.

Les dimensions de l'étable n’ont rien à faire avec la quantité d'air frais à fournir à un nombre déterminé de vaches par la ventilation. L'avantage d'une grande étable est que, si la ventilation s'arrête, l'air se corrompra moins vite que dans une étable resserrée, mais la quantité d’air à fournir par la ventilation pour un même nombre de vaches reste la même, que l'étable soit grande ou petite. C’est un principe important qu’il ne faut pas oublier.

On compte, en Angleterre, qu'il faut 20,000 pieds cubes d'air frais par vache et par heure. Pour laisser rentrer cette quantité d’air frais avec une vitesse de deux milles à l'heure, vitesse à peine sensible aux animaux, il faut Compter une ouverture de 300 pouces carrés par vache. Il faut une autre ouverture d’égale dimension pour la sortie de l'air vicié, soit environ en tout 4 pieds carrés par vache. Le succès de la ventilation dépend de la distribution et de la diffusion de l'air entrant ; la forme ainsi que la situation des ouvertures d'entrée et de sortie jouent un grand rôle dans ce cas. La force qui pousse l’air pour la faire entrer ou sortir dépeud un peu du vent, mais surtout de la différence de température entre l'air intérieur et l’air extérieur, et il suffit souvent d'enlever les obstacles qui en empêchent le mouvement pour que la ventilation se fasse.

L'air que l’on introduit dans l’étable doit être pur; les ouvertures d’entrée ne doivent donc pas donner sur des fumiers ou des cours malpropres, ou sur d’autres étables, ou sur des endroits où l'air est contaminé.

L'air frais doit, autant que possible, arriver en tête des animaux pour qu’ils puissent en profiter avant qu'il ne se mêle à l'air vicié, et les étables dans lesquelles les vaches sont tête à tête, avec un passage entre les deux rangs qu’elles forment, est une bien mauvaise disposition, parce que l'air qu'elles expirent séjourne dans ce passage où il est fort difficile d'envoyer régulièrement de l'air frais. La disposition précédemment indiquée, adoptée avec un ou deux rangs de vaches, est préférable.

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