‹ Les vaches laitières [microforme]Chapitre 13 sur 14 · NES · texte numérisé non relu

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chaleur et si ces ouvertures sont munies de bonnes portes permettant de régler à volonté la rentrée de l'air, nous ne voyons pas pourquoi ils ne seraient pas admis, même dans cette province en les modifiants un peu ; car pour la santé des vaches l'air pur est une chose essentielle. Nous attirons donc fortement l'attention des cultivateurs sur ce point. Les grands froids

activant beaucoup la ventilation, il faudrait réduire un peu les ouvertures d'admission d'air.

Les étables à deux rangs de vaches sont préférables dans les parties froides de la province à celles à un rang qui exigent une bâtisse plus longue ; parce qu'une bâtisse longue se refroidit plus facilement qu'une bâtisse large.

Eclairage. —La lumière est un facteur important pour la salubrité des étables. La lumière directe, et à un moindre degré, la lumière diffuse, réchauffent et sèchent l'air ; elles le mettent en mouvement dans les endroits où il est en repos et rendent ainsi la ventilation plus parfaite. La lumière tue en outre une foule de mauvais germes, comme le germe de l’anthrax.

Elle ne tue pas, il :: v-ai, le bacille de la tuberculose, mais cependant son action combinée +, { l& renouvellement de l'air peut en atténuer beaucoup

la virulence.

Le manque de lumière est une des causes de mauvaise santé et de maladies pour les vaches, aussi bien que pour l’homme, du reste. C’est surtout pour les jeunes animaux que l’air et la lumière sont nécessaires.

La meilleure exposition pour les étables est celle de l’est et de l’ouest pour les grandes faces. La surface des fenêtres doit être le dixième de la surface du plancher de l'étable. Pour une étable de 25 + 50 — 1250 pieds carrés, par exemple, la surface des fenêtres devra être d'au moins 125 pieds carrés. Si les fenêtres avaient 3 + 2’ on voit qu’il en faudrait environ une vingtaine, Ces conditions paraîtront peut-être aussi très exagérées à beaucoup de cultivateurs, cependant elles ont été recommandées par d'excellents praticiens ; dans certaines parties de la province, elles devraient être un peu réduites. Il faut munir les fenêtres de doubles chassis pour l'hiver, et de rideaux économiques pour l'été. Il faut les construire de façon à ce qu'elles puissent servir à ventiler l'étable pendant l'été.

Drainage.—Le drainage extérieur consiste À évacuer au loin toutes les eaux de pluie qui, en séjournant dans le voisinage de l’étable, pourraient 4 jeter de l'humidité et y répandre de mauvais air.

Le drainage intérieur consists à conduire au dehors tous les excréments. liquide des vaches. - Pour cela, la première condition est que le plancher, ou le pavé, soit parfaitement étanche, nour que le purin ne séjourne pas en dessous et ne répande pas de mauvaise: odeurs dans l’étable. S'il y a nne cave à fumier sous l’étable, l'étanchéité du plancher doit aussi être assurée pour empêcher les émana ‘ons du fumier de remonter, et cette cave doit être munie de bons ventilateurs.

Lorsqu'on emploie un plancher, il doit être fait de deux rangs de planches bien embouvetées et à joints croisés. Le premier rang de planches doit être recouvert d’une bonne couche de’goudron chaud au fur et à mesure qu'on pose le second rang, pour que le goudron pénètre bien dans tous les joints. Un plancher ainsi fait peut durer 20 ans, ou trois fois autant qu'un plancher ordinaire. Il faut le blanchir à la cuaux en dessus et, si possible, en dessous deux fois par an, cela en prolonge la durée.

Comme pavé, c’est la terre qui fera le meilleur et le plus économique des pavés, si elle est suffisamment dure comme l'argile ferme ou le gravier. Un pavé en terre devient rapidement assez solide pour ne plus avoir besoin de réparation.

Mais le sol n’est pas souvent convenable pour un bon pavé, il faut alors le recouvrir d’un aggloméré ou de ciment.

Un bon aggioméré consiste en un mélange de sable et de gravier avec de la chaux éteinte coïnmune, le tout mis en tas et bien mélangé, puis travaillé à la houe, une fois par jour, pendant quelques jours. Ce mélange est étendu si & le sol qui a été bien uni d'avance ; il durcit rapidement et devient très résistant. De la cendre de charbon de terre, humectée d’eau et ajoutée au mélange, le rend encore plus durable. De la sciure de bois ou de la paille hachée produisent le même effet. Ce mélange doit être bien battu.

Du ciment hydraulique, dans la proportion de un quart pour trois quarts de sable fin et cinq ou six quarts de gravier grossier, est ce qu’il y a de mieux, surtout si on sature ce mélange de goudron chaud. Un pavé façonné avec ces matériaux dure très longtemps et est à l'abri de l'eau et de la vermine. Pour cela on mêle le ciment sec avec trois fois son volume de sable sec et propre; on l’humecte ensuite, pour en faire un mortier clair auquel on mélange le gravier. On n’en mélange à la fois que ce qu’on peut étendre en un quart d’heure environ, car il durcit très vite. 11 faut tasser fortement le

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En employant des pierres rondes, en les enfonçant solidement dans le sol et en les recouvrant d’une bonne couche d’un des mortiers dont nous venons de parler, on peut obtenir un pavé très résistant.

Les dailots doivent avoir une bonne pente vers l'extrémité, 1 à 2 pouces Par 4 ou 5 pieds, pour que le purin puisse s'écouler facilement au dehors dans une fosse bien étanche. Jamais il ne doit se répandre dans la cour de la ferme. Pour absorber le Purin, on peut employer de la terre sèche où de la tourbe dont on remplit la dalle située derrière les vaches chaque fois qu'on enlève le fumier. Dans ce cas, le dallot n’a pas besoin d’être plus large que 15 pouces ni plus profond que 3 Pouces, pour les vaclies. Une vache donne chaque année en moyenne 1280 gallons d’urine, soit 314 gallons par jour, et il faut, pour absorber cette urine, environ 20 1bs de terre sèche où de tourbe. Il en faudrait donc d’après cela 7280 1bs par année et par vache. On peut toujours trouver suffisamment de terre sèche où de tourbe sur une ferme.

Toute terre légère et absorbante convient pour cela, si on la rentre pendant l'été. Un hangar de 30’ + 15’ rempli à une hauteur de six pieds peut contenir 75 tonnes de terre sèche. Mais, si on tient compte que les vaches sont en pâture une partie de l’année, et si on a de la paille qui peut remplacer une partie de cette terre, on voit que la quantité à rentrer pendant l'été peut-être beaucoup moindre.

Le système de la terre sèche est fort À recommander, parce que la terre ainsi employée absorbe toutes les mauvaises odeurs de l’étable et donne un fumier beaucoup plus riche et plus facile à employer.

On pourra semer du bran de scie, ou de la terre sèche, ou de la tourbe derrière les vaches. été on pourra arroser le pavé pour maintenir la fraîcheur.

Approvisionnement d’eau,—Les étables doivent toujours être bien approvisionnées d’eau aussi pure que possible, C’est une chose essentielle pour la qualité du lait et la santé des vaches. Le mieux c’est de prendre, autant que possible, l’eau à des sources éloignées et plus élevées que les bâtisses de la ferme, puis de l’amener dans les étables par des tuyaux en fer de 14 à 1 pes. Les puits doivent toujours être éloignés des tas de fumier et des fosses d’aisances, par lesquels ils sont plus facilement contaminés qu'on ne le

pense, Il faut, autant que possible, s'arranger pour amener l’eau dans l’étable, à la disposition des vaches.

Emplacement.—Lees étabies doivent toujours être placées, de préférence dans des endroits élevés et bien aérés ; il faut éviter les endroits humides. Le sous-sol des étables doit être drainé avec soin, s’il ne l’est pas naturellement.

Le sol est toujours imprégné d'air, et cet air, souvent malsain, surtout dans les endroits humides, peut monter dans les étables, |

Service.—La commodité du service peut s'assurer de bien des manières différentes ; c'est un peu une affaire de goût, d'habitude et de circonstances ; aussi est-il impossible de donner ici des règles générales, ou d'indiquer des dispositions co’ venant dans tous les cas.

Désinfection des étables.—En cas d'épidémie, les étables ont besoin d'être désinfectées. Voici les règles principales de désinfection indiqués par

Trumbovwer :

1° Enlevez le foin, la paille, les balayures, et brûlez-les.

2° Enievez le fumier et enterrez-le dans un champ où les animaux ne

peuvent avoir accès.

3° Nettoyez les crèches, les racks, les stalles et toutes les boiseries avec soin ; lavez-les avec de l’eau chaude dans laquelle vous aurez fait dissoudre deux onces d'acide carbolique par gallon. Vous pourrez aussi employer pour cela,

et de préférence, la formaline à raison de 2 à 3 onces par gallon d’eau. e

4° Vous blanchirez tout l’intérieur de l'étable, les planchers, les plafonds, les murs avec du lait de chaux dans lequel vous aurez fait dissoudre une livre de chlorure de chaux par quatre gallons d’eau employée. 11 faut emplover assez de chaux éteinte pour que les murs deviennent blancs par le badigeon-

nage.

Cette règle doit surtout s'appliquer aux stalles et aux crèches.

5° Toutes les boiseries pourries doivent être enlevées, brulées et remplacées par des neuves.

6° Tous les vases, les fourches, les pelles, les balais et autres instruments doivent être lavés et passés au lait de chaux.

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7" Tous les dallots, les drains doivent être soigneusement lavés et désiniectés avec une dissolution de chlorure de chaux ; 1 Ï par 4 gallons d’eau.

S° Pour désinfecter l'air on peut bruler du soufre dans l'étable ou \ vaporiser de la formaline,

On reconimande aussi d'employer en place d'acide carbolique, surtout

en cas de typhus, de l'acide de chorhydrique dissout dans vingt fois son poids d'eau.

Les étables devraient toujours être blanchies À la chaux deux fois par année même en dehors des épidémies,

Veaux.— Les veaux sont, au point de vue économique, un des produits secondaires indispensables de l’étable, dont il faut tirer le meilleur parti pour diminuer le prix de revient du lait, qui est le principal produit.

On les élève, soit pour remplacer les vaches hors de service, soit pour la boucherie, C'est en remplaçant les mauvaises ou les moins bonnes vaches du troupeau qu'ils peuvent le plus contribuer à son amélioration et à la diminution du prix de revient du lait. Les veaux de boucherie ne donneraient qu'un faible bénéfice s'ils ne servaient pas à utiliser le lait écréiné, un des Sous-produits importants de la laiterie, avec lequel il est ainsi toujours préféable de les nourrir.. C'est un des meilleurs moyens de tirer bon profit du lait écrémé, ce fait ne doit pas être méconnu. Les engraisser avec d'autres aliments achetés au dehors, où même pris sur la ferme, ne serait pas souvent la meilleure règle à suivre.

l'eaux d'élevage.—1]es veaux d'élevage sont la base de l'amélioration des troupeaux et le cultivateur doit employer toute son adresse à les choisir surtout, puis à les bien nourrir, à développer les formes et les qualités que ces animaux tiennent de leurs parents et que l’on recherche surtout. Une vénisse bien choisie, bien nourrie, doit toujours faire une meilleure vache que sa mère, tant qu'on n'a pas atteint la perfection. C'est de cette manière que les troupeaux les plus en renom ont été formés. La sélection et l'élevage sont la clef de l'amélioration des troupeaux. Nous supposons nécessairement

que le cultivateur peut avoir les services d’un taureau pur sang de première classe.

La base de la nourriture des veaux d'élevage, pendant les preiniers cinq Ou six mois, est le lait écrémé frais, Le bon lait écrémé frais suffit pour donner à un veau un bon squelette et de bons muscles. Point n’est nécessaire

pour cela de trop de graisse dans le lait. Le lait doit être donné chaud à une température d'environ 80° Farenheïit, celle du sang.

Aussitôt sa naissance, le veau est conduit dans une stalle spéciale, loin de sa mère, dont on lui donne le lait entier et chaud, pendant quatre jours environ, deux fois par jour. On introduit la main dans le lait qu'on désire lui faire boire, on relève les doigts vers le haut, endessous de la surface du lait, puis on les lui fait téter. Le veau s'accoutume ainsi rapidement à boire Seul.

Le neuvième repas se compose de moitié lait écrémé et muitié lait frais, le tout chauffé à 80° Farenheit. Trois pintes sont suffisantes par repas pour un veau de cet âge, si l'animal ne boit que deux fois par jour ; s’il boit trois fois par jour deux pintes suffisent. Il ne faut pas trop leur donner à boire dans le début, car leurs organes ne sont pas encore propres à digérer uue grande quantité de lait. On augmente graduellement la quantité, suivant l'appétit qu’ils manifestent.

A la fin du premier mois, ils peuvent faire par jour deux repas de quatre ou cinq pintes chaque, ou trois repas de trois pintes. Le lait doit toujours être donné doux et chaud.

Si la diarrhée se montre, on ne donnera plus qu’une pinte de lait frais, non écrémé de la mère ou d’une autre vache et cela suffira pour la faire disparaître si on ne donne aucun autre aliment. Ce lait sera chauffé à 90° Farenheit. Contre la diarrhée des veaux un nouveau remède consiste à faire dissoudre 1 5 grains d'acide salycilique dans une pinte de thé de camomille, et de faire avaler ce remède au veau malade en quatre fois par jour : un quart de la pinte chaque fois. La diarrhée provient souvent d’un excès de nourriture ou de l’emploi de lait plus où moins sur.

On apprend au veau à lécher un mélange, par parties égales, de blé-d’Inde finement moulu, de son, de blé et de moulée de graine de lin. Au commencement une pleine cuillerée à thé de ce mélange suffit et on en augmente progressivement la quantité. A deux mois on peut donner une cuillerée à table du même mélange; à trois mois, quatre onces chaque jour; à cinq mois, huit onces et une livre à six mois. A partir de trois mois on peut donner chaque jour six pintes de lait deux fois par jour.

A partir de un mois, on peut mettre les veaux dans un pâturage d'un quart d’arpent environ, fermé par une clôture mobile que l’on déplace de

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temps à autre pour leur procurer une pâture plus fraîche. A deux mois, les veaux commencent à boire un peu d’eau, il faut donc en mettre à leur disposition. En hiver, on ne peut pas les envoyer au pâturage, il faut leur donner, à partir de l’âge d’un mois, du bon foin nouveau de trèfle coupé jeune ; on en augmente graduellement la quantité, au fur et à mesure qu’ils apprennent à le manger.

I faut veiller avec soin à la quantité de nourriture qu'on leur fournit ; il n’y a pas de danger à leur donner un excès de foin ; ce sont surtout les grains qui, mangés en trop forte quantité, peuvent leur faire du mal. Quels que bons que soient la santé et l'appétit d'un jeune veau, il ne faut jamais essayer de lui donner de nourriture plus qu'il n'en peut digérer, sous prétexte de le faire grandit et grossir plus vite.

Les veaux prennent facilement la mauvaise habitude de se téter mutuellement les oreilles, lorsqu'ils sont plusieurs ensemble dans la même stalle ; pour éviter cette mauvaise habitude, certains praticiens conseillent de les tenir continuellement attachés, d’autres prétendent qu'il suffit de les attacher pendant les repas et vingt minutes après.

Lorsque les génisses ont six mois et qu'elles sont sevrées, on les réunit aux autres vaches et on les soigne comme elles. Leur élevage se termine entre 9 et 12 mois. Les génisses doivent être nourries libéralement pour bien développer leurs facultés digestives. Une génisse qui a trop de dispositions à prendre la graisse doit être mise de côté, en général.

l'eaux de boucherie.—Yes veaux élevés pour la boucherie peuvent se soigner comme les autres, mais on peut substituer au lait écremé des bouillies formées d’un mélange en diverses proportions d'orge, d'avoine, de graine de lin moulue et de son, le tout dilué dans du thé de foin bouilli, à la consistance du lait; mais comme l’engraissement des veaux de boucherie est un bon moyen d'utiliser le lait écrémé, il ne faut, en général, avoir recours aux bouillies que si le lait écrémé fait défaut et si la viande de veau se vend assez cher.

Pour l'alimentation des vaches et des veaux nous recommandons le manuel de laiterie de Henry Stewart, (New-Vork Orange Judd Company) auquel nous avons emprunté des renseignements pratiques.

Fumier,—Le fumier peut être considéré, et est en réalité, un résidu de la production du lait. Le fumier a une valeur importante qu’il ne faut pas

négliger, Nous avons vu qu'une partie des aliments traversaient le tube digestif des animaux sans être digérée et se retrouvait à peu près intacte dans les déjections. Mais la partie des aliments qui est digérée n'est pas entièrement assimilée pour former de la graisse, de la viande, du lait, des poils, etc. Tout ce qui sert à entretenir la chaleur animale, ainsi qu'à la production des mouvements des organes, par exemple, se retrouve en partie dans l'air expiré, en partie dans la transpiration et en grande partie dans les urines. Si on considère d'un côté la quantité de nourriture absorbée chaque jour par un animal, et de l'autre son augmentation de poids et la quantité de lait qu’il donne, on peut se rendre facilement compte qu'une forte proportion de son alimentation se retrouve dans ses déjections qui, mélangées à la litière, doivent con: ‘tuer un produit important et, qu'au point de vue de l'entretien de la fertilité du sol d'où proviennent les aliments consommés, ce fumier doit nécessairement Jouer un grand rôle.

Si le fumier est un sous-produit de la laiterie, c'est un sous-produit essentiel qui, retournant au sol, diminuera d'autant plus le prix de revient du lait

qu'il s'en perdra moins péndant toutes les manipulations successives auquel il sera soumis.

Nous ne pouvons traiter ici à fond la question des fumiers, cela sortirait du cadre de ce bulletin; cette question est du reste traitée très sérieusement dans la plupart des ouvrages d'agriculture ; nous voulons seulement ici attirer une fois de plus l'attention du cultivateur sur l'importance de ce sous-produit, au point de vue de la diminution du prix de revient du lait et l’engager à lui donner tous les soins possibles.

Voici cependant un résumé des faits généraux acquis à la science et qu'il ne faut pas oublier.

La richesse du fumier varie avec la richesse de l'alimentation donnée aux vaches, avec celle de la litière employée, avec le tempérament et l’état des vaches, et augmente en raison des soins qu’on lui donne pour empêcher la déperdition des éléments fertilisants qu’il contient.

Il joue dans le sol deux rôles : 1° le rôle d’'amendement, en rendant plus légères les terres fortes, et plus fortes les terres légères, en facilitant l’accès de l’air et le développement d’acides légers dans le sol et, par suite, la transformation en éléments assimilables de ceux qui ne le sont pas déjà ; 2° le rôle d'engrais proprement dit, par l'introduction dans le sol d'éléments fertilisants qu’il rend ainsi aux récoltes subséquentes sous une forme plus

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rapidement assimilable que celle sous laquelle les récoltes précédentes, d'où il provient, les avaient trouvés.

Les cultivateurs doivent s'arranger pour ne rien laisser perdre des excréments liquides et solides des vaches et pour empêcher une trop forte fermentation,

Ne faire subir au fumier que le moins de manipulations possible, parce que, étant donné son poids et sa masse, elles sont toujours oncreuses et que |

“1 frais qu'elles nécessitent ne sont pas toujours couverts par la valeur de l'amnélioration de sa qualité. Dans le livre intitulé Ze .So/, par John Scott et J.-C. Morton, on trouvera à ce sujet tous les renseignements désirables les plus “ le nouveaux. Voici, d'après McConnell, la plus petite quantité de bon fumier

de ferme nécessaire, par arpent, pour restituer au sol les éléments fertilisants enlevés par les différentes récoltes suivante:

Blé 5 tonnes Carottes 10

Orge 5 Navets 15 Avoine 5 Choux de Siam 10 Foin de prairie 8 Betteraves fourragères 20 Trèfle rouge 12 Pommes de terre 10 Fèves 10 Chou 2

Une vache de poids moyen, en stabulation permanente, produit environ 20,000 Îhs de fumier par an et 8,000 lbs de purin d'après F. W. Wool, D'a

près

Wilckens, une vache donne de 15 à 20 tbs d'urine par jour, d'autres indiquent environ 25 à 35 Îbs; cela dépend de la taille des vaches, de leur genre d'ali. mentation et de leur état de santé.

Nécessairement, lorsque les vaches vont au pâturage, une partie de leurs déjections retournent directement au sol et la quantité de fumier réc l'étable est diminuée en raison de la durée de la saison du pâturage.

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