REMARQUES GENERALES
oltée à
Dans ce bulletin, nous avons étudié la manière de transformer économi-
quement les récoltes en lait et nous avons vu avec quelle attention le cnlti-
d vateur doit organiser et suivre cette branche de l'industrie laitière s'il veut obtenir un résultat satisfaisant.
Le prix de revient du lait se compose
1° Du prix de revient sur la ferme des récoltes nécessaires à sa production.
2° Des frais de manipulation de ces récoltes pour en préparer la nourriture des vaches,
3° Des frais de main-d'œuvre pour traire et soigner les Vaches.
4° Des frais d'intért :s, d'amortissements et d'assurances du capital représenité par la valeur des vaches, celle de l’étable et des instruments et machines qui servent à l’étable,
5° Des frais généraux relatifs à l'étable,
6° Déduire de la somme de tous ces frais la valeur du fumier et des veaux.
Tout ce que nous avons dit précédemment fait suffisamment ressortir combien ce prix de revient peut être affecté par la négligence du cultivateur, Voici un résumé des principales fautes le plus souvent commises sous ce rapport :
1° Nombre de vaches trop grand par rapport aux récoltes que l’on peut espérer sur la ferme et, par suite, pas assez nourries,
2° Troupeau consommant beaucoup de nourriture par 100 livres de lait ou, si l’on veut, donnant une faible quantité de lait par tonne de récoltes, par suite de la mauvaise qualité des vaches,
3° Troupeau n: produisant du lait qu'une partie de l’année.
4° Récoltes mal choisies pour la production du lait, et rations mal com. binées et n'atteignant pas le degré de digestibilité qu'elles devraient avoir si elles étaient mieux composées.
5° Traite des vaches mal et imparfaitement faite.
6° Vaches mal soignées, exposées pendant l'été à la chaleur et aux mouches dans de mauvais pâturages ; au froid pendant l'hiver, dans une étable malsaine, mal ventilée, mal éclairée, humide, malpropre.
7° Fumier mal récolté, mal soigné, lavé par les eaux de pluie, et manipulé d'une manière trop coûteuse.
D'après des expériences faites par Sir John B. Lawes, à Rothamsted, en Angleterre, une tonne de lait, (environ 220 gallons) peut être avantageuse. ment produite à l’arpent sur une terre de première classe avec de très bonnes
repréhines
ealix.
sortir ateur, e Tap-
| peut le lait
s, par
com.
roit si
. mou-
étable
mani-
ed, en yeuse .
ones
vaches. D'après cela, on pourrait tenir sur une pareille terre, par 314 arpents, une Vache donnant annuellement 800 gallons de lait.
Tous les cultivateurs ne peuvent pas prétendre arriver immédiatement à pareil résultat parce qu'il faut, pour cela, améliorer et le sol et le troupeau, deux choses qui ne peuvent se faire que progressivement ; nous signalons cependant cette production comme pratiquement possible dans bien des cas : et les cultivateurs se livrant à l'industrie laitière devraient avoir ces chiffres devant les yeux et chercher à les atteindre 1à ou la chose est économiquement possible, Il faut toujours viser plus haut que le but.
Si nous rapprochons de ce fait que bien des fermes de cette province, cultivées en vue de l’industrie laitière ne prodt'sent pas plus de 1 50 à 200 hs
de lait par arpent avec des vaches dot nart 1 300 \ 2000 lbs de lait ce qui est ; 1
un trop faible salaire pour le cultivateur. où voi quel progrès il reste à faire.
GABRIEI, HENRY.