SCÈNE X1H
BEATRIX, arec intention.
Il se promène avec un officier français.
HERCULE
Un Français ! un de ces misérables !
BEATRIX
Eh quoi! chevalier?... Auriez-vous l’intention de provoquer en champ clos le lieutenant Maurice?
HERCULE
Ah! ah! ah ! loin de moi une pareille idée...
BÊATRIX.
Cela m’eût étonnée, j’en conviens...
HERCULE
Ah 1 tenez, comtesse, voulez-vous que je vous dise une chose?
BEATRIX
Dites, chevalier...
HERCULE
Eh bien !... parce que ce drôle vous aura fait quelques compliments... c’est leur spécialité à ces messieurs... convenez-en, vous voilà aux trois quarts Française.
BEATRIX
Ma foi ! dans tous les cas, cela vaut mieux que d’être tout à fait Allemand.
LA MARQUISE
Béalrix, vous oubliez...
BEATRIX
Que je suis Italienne! non, ma tante... je ne l’oublie pas...
HERCULE
Tout cela, c’est pour me taquiner.
LA MARQUISE
Il est certain que ce jeune homme ne s’exprime pas mal... ji> vais me faire habiller.
HERCULE, comme pour sorlir.
Mais le marquis?...
BÊATRIX.
J’ai un mot à vous dire, chevalier...
HERCULE
Mais c’est que...
BÊATRIX.
Oh ! je ne vous retiendrai pas longtemps...
LA MARQUISE, à Hercule.
Allons, faites la paix... Je reviens.
(Elle sort par la droite.