TROUBLES PHYSIOLOGIQUES DÉRIVANT DES LÉSIONS CI-DESSUS DÉCRITES
Les ellets physiologiques de ces nombreuses altérations sont aussi importants que mulüiples. Le ralentissement du courant sanguin par les sallies moniliformes des cellules endothéliales, l'arrêt complet par la prolifération cellulaire intracapillaire ou par la pression périphérique des cellules néoplasiques ou le capillaire mème : voilà des conséquences inévitables etindisceutables dela situation. La circulation veineuse, dans tel département plus ou moins étendu, estralentie forcément, puisque l'impulsion du cœur ne se fait plus sentir à travers les artères. Tous les produits cellulaires qui doivent être enlevés par le courant veineux s'amassent dans le sang veineux et puis dans les cellules. On sait la tendance hypertrophique qu'ont les tissus dont la circulation veineuse est en stase chronique. Si, dans une première phase, les effets de ce ralentissement sanguin sont ceux de la stase proprement dile, dans une seconde phase l’arrêt complet de la circulation doit être autrement compliqué au point de vue chimique.
La circulation artérielle, d’abord simplement gènée,est bientôt arrètée dans certains départements qui sont transformés en culs-de-sac: tout autour d’eux, la congeslion doit être notable.
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Ce ralentissement de la marche du sang, cel arrêt complet de la cireulalion suivie de la destruction des globules expliquent la stagnation du sang, la lenteur et ia destruction des échanges sanguins. La vie est obscure dans le carcinome, d’autant qu'à l'obstacle se joint l'altération chimique de la masse sanguine.
La vie du careinome, d’abord rendue difficile par celte abondance de cellules, faiblit dans les moments de prolifération, puis rapidement se termine tantôl par une simple ulcération de la surface du néoplasme, tantôt par une ulcération ou une gangrène profonde et étendue.
Pour ces diverses causes, toutes étroitement liées entre elles, ralentissement et arrêt de la cirenlation capillaire suivis de congestion artérielle et de stase veineuse, les altérations physiologiques sont considérables. Nous empruntons au mémoire de M. Nepveu le passage suivant sur les conséquences de ces lésions :
«Destruction des échanges nutritifs dont sont chargés ces »capillaires, par la suppression de la vis à Vergo dans la cir- »culation veineuse et les capillaires, par l'augmentation de la »pression dans les artérioles. Cette augmentation de pression ramène sur des parois vasculaires détruites par la néoplasie » des ruptures, des hémorrhagies très pelites, minuscules, car »la pression des tissus néoplasiques en gène le développe- »ment; c’est ce plasma infiltré, ce sont ces hémorrhagies, ces »transsudations, ces œdèmes qui nourrissent encore quelque » temps la foule innombrable des cellules néoformées.» (Nepveu, Parasites dans le cancer. Archives de médecine expérimentale, pages 11, 12, 13).
Un peu plus loin, page 13, M. Nepveu ajoute: «Il n’est pas » douteux que de nombreuses altérations chimiques ne se pro- »duisent dans cel amas cellulaire du cancer: l'absence de cir-
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»culation sanguine, de dérivation lymphatique, les altérations »spontanées de ces cellules, la présence de parasites non dou- »vteux, bactériens, ete., doivent être la cause de production de »loxines redoutables.»
Ces toxines sont certainementune des causes de la cachexie si fréquente dans le cancer.
Comme on le voit bien maintenant, les lésions s1 peu étudiées jusqu'ici des capillaires dans les carcinomes sont l’origine de troubles physiologiques très importants.
Terminons, en ajoutant que les petits vaisseaux et les capillaires sont donc des lignes de pénétration progressive des néoplasies par l'envahissement de leurs parois, comme des canaux vecteurs pour les cellules hibres (Nepveu, in Parasites dans le cancer, page 11).