III. -— Les variations oculaires
^ Le système oculaire est très fréquemment le siège de variations très diverses. Nous ne pouvons que les énumérer rapidement.
Le globe oculaire peut être petit, c’est la microphtalmie, qui s’accompagne presque toujours de troubles de la réfraction.
Paupières. — Leur absence, oü ablépharie , ou leur diminution, fait que le globe de l’œil n’est plus recouvert.
La fente palpébrale, au lieu d’être horizontale, est oblique en dehors et en haut. C’est un caractère mongolien, ainsi que Yépicanlhus. On désigné sous ce nom un repli cutané qui recouvre l’angle interne de l’œil et peut se prolonger en haut.
LES VARIATIONS DE LA TETE
Le eoloboma est une fente de la paupière, fente triangulaire à base tournée vers le bord libre et dont le pourtour est dépourvu de cils.
Le plosis palpébral, ou chute delà paupière supérieure, est le plus souvent la conséquence d’une agénésie du muscle releveur de la paupière.
Une palmature interpalpébrale à l’angle externe de l’œil peut rétrécir l’ouverture palpébrale et diminuer l’amplitude des mouvements de chaque paupière. Nous en constatons un cas très net et bilatéral chez un jeune homme de 19 ans, dont le père et un frère présentent la même disposition.
Iris. — On note parfois l’absence de l’iris. C’est Yaniridie. La pupille occupe alors toute l’étendue de la cornée.
Le eoloboma irien se présente habituellement sous la forme d’une fente allant de l’insertion de l’iris à l’ouverture pupillaire. C’est la persistance de la fente choroïdienne.
Le synizezis est la persistance de la membrane mince qui, jusqu’au septième mois de la vie intrautérine, recouvre l’ouverture pupillaire.
La polycorie est due à la présence de lacunes multiples dans l’iris, aboutissant à la formation de plusieurs pupilles. La corectopie est due à la situation excentrique de la pupille qui n’est plus au centre de l’iris.
Les dyschromies iriennes sont intéressantes. Valbinisme, dû ù l’absence du pigment, est associé ou non à la décoloration de la peau et des poils. L’iris transparent paraît rouge. ~
L’œil vairé est dû à la bicoloration de l’iris, soit que le même iris présente plusieurs taches de couleurs différentes, soit que chaque iris ait une couleur spéciale.
La sclérotique peut parfois prendre une teinte bleue. Il s’agit d’un amincissement de la coque sclérale, laissant voir, par transparence, le pigment choroïdien.
Eddowes, en 1901, a signalé la coïncidence de •cet aspect particulier avec une fragilité marquée des os.
Cette disposition est héréditaire et a un caractère familial. Aubineau rapporte l’observation d’un enfant ■de 11 ans ayant les sclérotiques bleues, le reste des yeux étant normal, mais ayant eu onze fractures des membres inférieurs. La sœur de sa mère présente la même particularité et a eu cinq fractures de jambe ■dans son enfance. Il s’agit là d’une variation tissulaire avec déficience du tissu fibreux.
L’absence du cristallin ; la cataracte congénitale, le coloboma rétinien compliquant l’irien et le palpébral, la rétinite pigmentaire ne nous arrêteront pas.
Le développement exagéré des glandes lacrymales peut déterminer un soulèvement de l’angle supero-externe de la paupière supérieure.
L’imperforation des points lacrymaux s’observe quelquefois et se complique du renversement de la paupière inférieure en dehors.
A l’angle interne de l’œil on trouve chez de rares sujets une formation qui ressemble à ce qui constitue chez les oiseaux la troisième. paupière. Ce sont des replis verticaux conjonctivo-cutanés qui sont souvent le siège de kystes. A l’état normal, cette troisième paupière est représentée par le repli semilunaire qui, exceptionnellement, prend un plus grand développement.
Signalons encore les variations de l’appareil moteur
LES VARIATIONS DE