‹ Les variations du corps humain. Illustré de 104 figures dans le texteChapitre 9 sur 36 · II. — Les types faciaux · texte numérisé non relu

II. — Les types faciaux

Les trois diamètres, bipariétal, bizygomatique et bigoniaque donnent à la face sa forme. Les changements réciproques entre les rapports de ces trois dimensions déterminent des variations morphologiques faciales importantes.

Lorsque le diamètre bipariétal est sensiblement plus large que le bizygomatique, la face prend une forme ovoïde ; le crâne paraîtra large, le front étendu, le menton fuyant, avec prédominance de l’état supérieur de la tête.

Lorsque le diamètre bizygomatique tend à égaler ou à dépasser le diamètre bipariétal, la face prendra une forme rectangulaire ou losangique avec prédominance de l’étage moyen de là tête.

Un large diamètre bigoniaque, coïncidant avec un développement des masseters et des parotides élargit l’étage inférieur de la face.

Ces dispositions anatomiques sont souvent des caractères ethniques, nettement héréditaires et familiaux.

Sigaud, de Lyon, Chaillou et Mac-Aulifîe, de Paris, ont essayé de se servir de ces différences pour établir des types physio-morphologiques, indiquant les tendances physiologiques des- individus. Ils ont ainsi décrit un type cérébral avec prédominance de l’étage supérieur, un type respiratoire âvéc prédominance de l’étage moyen, un type digestif avec prédominance de l’étage inférieur, un type musculaire avec égalité, des différents étages, et ils,ont associé à ces caractères cranio-faciaux certains détails de la morphologie du tronc et des membres.

Ces distinctions sont subtiles et ne répondent pas à la réalité anthropologique. Nous n’en aurions pas parlé, si les tendances actuelles de quelques personnes

ne se portaient vers les déductions pratiques qu’elles prétendent tirer de ces types morphologiques. II serait en particulier singulièrement imprudent de se servir de cette morphologie faciale pour déterminer l’aptitude des écoliers à se diriger vers tel ou tel métier.

En réalité, les caractères squelettiques du crâne et de la face sont, répé.tons-Ie, essentiellement héréditaires et ethniques et non individuels, en rapport étroit avec la brachycéphalie ou la dolicocéphalie.

Ce n’est que dans des cas accidentels : compressions utérines, troubles trophiques, retard d’apparition des dents, etc., que la face et le crâne peuvent subir des déformations qui entraînent des conséquences physiologiques de la respiration, de la mastication et du langage.

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