Dorpfeld, Ibid., p. 303, fig
5. Schliemann, Ibid., p. 385 et. suiv., fig, 179-191, 194, etc...
6. C.-R. Acad. Inscr., 1901, p. 815. J’ai pu examiner à loisir, grâce à
ÉPOQUE NÉOLITHIQUE
nombre de vases à couverte noire lustrée, contemporains de la IIe cité de Troie, qui offrent un curieux décor plastique. Ce sont des cruches sphériques, munies d’un col haut et évasé qui se termine en bec. La panse, à peu près à mihauteur, porte deux à quatre pastilles très espacées ; certains vases ont en outre une pastille posée sur le haut de
Fig. 4. — Vases a décor en spirales
a) . — Vase figurine de Troie (d’après Schliemann, Ilios ,
trad. franç., p. 392, n° 185).
b) . — Fragment provenant de Macédoine. Musée du Lou-
vre.
c) . — Marmite provenant de Thessalie (d’après Wace-
Thompson, Prehistoric Thessaly , p. 29, fig. 8).
l’épaule, à l'attache du col, sur la face antérieure ; d’autres portent, en outre, de chaque côté, un demi-cercle à peine saillant. Il n’y a pas lieu, me semble-t-il, d’expliquer ces détails
l'obligeance de M. Fougères, les vases de Yortan qui font partie des collections archéologiques de .la Sorbonne.
PÉRIODE PRÉHELLÉNIOUE
par l’imitation de modèles en métal ; à supposer qu’il ait existé, à cette époque et dans cette région, des cruches de ce type, en cuivre ou en bronze, les potiers qui auraient essayé de les reproduire en argile, n’auraient probablement pas manqué d’y indiquer d’une manière plus nette les particularités de la technique métallique, telles que les rivets ou les lamelles aux jointures des divers éléments. Or on n’observe rien de pareil. Je crois plutôt que le décor des cruches de Yortan n’est qu’une déformation de celui des urnes-figurines troyennes, et que les demi-cercles y rappellent de façon lointaine des bras, et les pastilles, des yeux ou des mamelons.
Dans une région voisine, à Beuz-euyük, en Phrygie, on a recueilli, à côté de vases très semblables à ceux de Yortan, un fragment1 qui porte, suspendus autour du rebord, des languettes lisses en spirales ; ce motif est inconnu en Troade, mais on en trouve des analogues (voir ci-dessous) en Thessalie, au cours de la même période.
THESSALIE ET MACEDOINE. — Les sites de Thessalie ont fait, déjà l’objet de recherches très approfondies2; l’exploration de la Macédoine n’a fait que commencer ; mais on peut d’ores et déjà considérer, après les études très minutieuse de M. Rey3, que dans la Macédoine préhistorique la céramique en général et la céramique à reliefs en particulier présentent de grandes analogies avec celles de Thessalie.
MM. Wace et Thompson, reprenant et précisant les conclusions de M. Tsountas, ont reconnu qu’il fallait distinguer dans la céramique thessalienne quatre grandes périodes qui se répartissent sur toute l’époque minoenne et qu’on peut désigner sous les noms de « néolithique I (= mi-