Exc. Phylak., pl. XXXIV
2. H. Schmidt, H. Schliemann’s VasensammL, Berlin , nos 306 et suiv. ; Ilios (trad. Egger), p. 290, fig. 87.
PÉRIODE PRÉHELLÉNIQUE
de l’argile1. Le décor comprend les mêmes éléments fondamentaux qu’en Crète : bandes horizontales ou ondulées, lisses ou couvertes d’incisions ou d’empreintes ; mais ces motifs sont d'une exécution grossière et hâtive 2 qui contraste avec la facture soignée et régulière des œuvres crétoises. Nous nous trouvons ici en présence soit d’une forme provinciale, soit d’un stade arriéré de l’industrie du vase à reliefs. On verra dans la suite (p. 31) ce qu’il en faut penser .
L’ornementation plastique, sur les vases de petites dimensions, se réduit à des bossettes (cruches de la IVe cité 3) d’un aspect tout à fait négligé ou à des languettes ponctuées au doigt i, comme on en trouve sur les petits vases à reliefs crétois.
Des spécimens de l’industrie spécifiquement troyenne sont représentés par les innombrables urnes à couvercle en forme de figures féminines 5 qui reçoivent, comme décor, les traits essentiels que comporte une effigie primitive : yeux formés de deux pastilles, nez et sourcils en languettes aplaties, seins marqués par deux bossettes coniques, bras figurés parfois par les anses, parfois par deux boudins enroulés sur la poitrine (fig. .4 a). Ces vases dont l’origine remonte à la IIe cité ont prolongé leur existence, à travers tous les habitats postérieurs, pendant toute la durée de l’époque préhellénique ; la forme en est restée à peu près immuable, et c’est tout au plus si tels d’entre eux ont vu disparaître certains détails, et si tels autres ont reçu des ornements nouveaux (bandes ondulées sur le ventre ou écharpes décorées d’incisions).
La nécropole de Yortan en Mysie 6 a fourni un grand