‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 100 sur 312 · Priene, p. 397 ; Conze, op. L, pl. III · texte numérisé non relu

Priene, p. 397 ; Conze, op. L, pl. III

2. Priene , p. 431 sqq, p. 440 sqq ; Perdrizet, Delphes , V, p. 179, nos 446, 447.

LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE

Les provenances de ces vases sont assez diverses. Mais les plus anciens spécimens et ceux du ve siècle, dont une partie a été découverte dans les nécropoles de l’Attique \ sont, autant que j’ai pu m’en rendre compte, des produits d’ateliers athéniens : l’argile et la couverte sont identiques a celles des vases peints ; et beaucoup de formes sont pareilles. Mais vers le milieu du ive siècle, la fabrication de ces vases s’est dispersée. Les exemplaires trouvés à Olympia 1 2 sortent apparemment d’ateliers locaux ; le lustre, plus noir et plus brillant, est, sensiblement différent du vernis attique. A la fin de ce siècle, l’ industrie des vases à décor estampé s’est, transportée définitivement hors de l’ Afrique, à Alexandrie, à Pergame, à Priène.

Comme pour les vases de la classe précédente, on peut parler ici, avec preuves à l’appui, d’une imitation métallique. Les caractères principaux de nos vases sont,, comme nous l’avons vu, le procédé de l’ empreinte, l’usage très généralisé de la patère plate sans omphalos, forme qui paraît spéciale à cette classe de céramique, l’emploi, comme décor principal, des oves sans dards, des palmettes et des volutes, la disposition du décor en cercles concentriques. Or la plupart de ces caractères se retrouvent dans des œuvres de métal. L’ove sans dard est, très usité, comme on le sait, sur les lèvres des hydries de bronze 3 dès le vf siècle ; la guirlande composée de palmettes et de fleursde-lotus, rare sur nos vases, se retrouve sur une coupe d’argent4. Un motif plus fréquent, qui consiste en quatre palmettes disposées aux quatre angles d’un carré5, est une imitation de certains motifs qui se voient, par exemple, sur des appliques métalliques pour des cassettes en bois6.

Page 1