Ath. Mitt., 1901, p
3. Il faudrait en réalité en chercher plutôt le centre à Ruvo, d’après M. Picard (Bull. Corr. Bell., 1911, p. 177, sqq).
186 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
un terminus ante quem : la découverte de quelques exemplaires dans les ruines de Gela, ville qui fut détruite en 282, et dans la tombe de Scipion Barbatus mort en 273 b La céramique de Gnathia remonte donc au commencement du me siècle au plus tard ; et nous pouvons par conséquent reporter à tout le moins aux toutes dernières années du ive siècle le commencement de la fabrication des vases grecs à repeints blancs et roses.
La plupart de ces vases ont été découverts à Athènes. A en juger par ceux qui sont exposés au Musée National d’Athènes, l’argile est très semblable à l’argile attiqua. Il y a donc lieu de croire que les spécimens recueillis sur le versant Ouest de l’ Acropole sont des produits d’ateliers locaux. Mais peut-on en conclure qu’Athènes serait le centre de diffusion pour cette céramique toute entière ? M. Watzinger en doute pour la raison que les nouveaux éléments décoratifs ne se rencontrent pas à Athènes antérieurement à nos vases ; il croirait plutôt que les vases d’Athènes ont une source commune avec ceux de Gnathia, avec les hydries d’Hadra, et avec les « lagynoi » à fond blanc dont la décoration est très semblable. Que faut-il penser de cette opinion ?
Les lieux de trouvailles de ces vases sont répartis dans les régions les plus diverses 1 2 : Athènes et le Pirée, Eleusis, Mégare, la Béotie, Delphes, Délos, la Grète, Troie, Priène, Pergame, Myrina, la Crimée, Alexandrie, et même la Dalniatie, la Gaule et l’Espagne. M. Picard pense que ce style a trouvé « aussi bien en Italie qu’en Grèce, en Asie et en Egypte un développement indépendant». Mais encore fautil chercher de quelle région est partie l’impulsion. Le choix doit évidemment se circonscrire entre les pays dont les