Bull. Corr. Hell., 1911, p
2. A la liste donnée par M. Picard dans Bull. Corr. Hell., 1911, p. 197, n. 3, ajouter : Leroux, Catal. Vas. Mus. Madrid, p. 307 ; Nicole, Suppl. Cat. Vas. Ath., p. 268 ; Breccia, Necrop. Sciatbi, pl. LIV, 103, 107, 108, pl. LVI, 124 ; Pagenstecher, Griech. u. Egypt. Samml. E. von Sieglin, p. 17 sqq., fig. 23, 23, 34 ( Exp . E. Sieglin, II, 3 Theil ).
ateliers manifestaient à oette date une vitalité particulière, à savoir : Athènes, la Béotie, l’Egypte, l’Asie Mineure et l’Apulie.
Nous avons vu que les vases italiens dits de « Gnathia » sont postérieurs à ceux de Grèce ; pour la Béotie, le fait que l’unique vase à retouches qui en provient est un produit des plus médiocres donne à penser que cette région n’a été pour rien dans la constitution du style nouveau ; enfin, en Asie Mineure, il n’existait pas encore à la fin du ive siècle, un art céramique assez vigoureux pour être capable de rayonnement et d’ influence. Il s’agit donc en fin de compte de choisir entre Athènes et Alexandrie.
Or, nous avons noté ci-dessus que, parmi les trouvailles faites à Alexandrie, figure un canthare si iden tique à un autre provenant d’Athènes, que la communauté d’origine de ces deux vases ne laisse place à aucun doute. Et l’on peut admettre sans invraisemblance qu’il en est de même pour l’ensemble des vases de ce type trouvés dans l’une et l’autre villes. Dans un cas ou dans l’autre, il s’agit donc d’une importation et non d’une imitation locale. Il est difficile pour l’instant de résoudre la question, faute de données chronologiques précises. Il nous semble pourtant que toutes les probabilités nous inclinent vers Athènes.
Ce qui frappe en effet, dans l’ensemble des trouvailles faites à Alexandrie, dans la nécropole grecque de Sciatbi, c’est la part relativement importante qu’y tiennent îles importations ; de ce nombre, sont de belles hydries côtelées à c< colliers » peints en rehaut sur le col l\ supérieures de facture aux hydries côtelées de l’industrie alexandrine et d’autre part si semblables à celles que nous attribuerons à Athènes (p. 194), que nous devons y voir des ouvrages importés d’Athènes ou faits à Alexandrie par des potiers attiques ; de ce nombre surtout, sont des hydries du type de « Gnathia » 2, évidemment importées d’Apullie et qu’il
1. Breccia, Necr. Sciatbi, pl. XXXVI, 44 (n° 41), pl. XLIX, etc...
2. Breccia, Ibid., nos 617-624 ; Edgar, Greelt Vases, nos 2622-2624® = Exp. E. Sieglin, II, pl. LXVI ; Pagensteeher, Gr. Aeg. Samml. Sieglin, p. 27, flg. 34.