Furtwângler, Coll. Sab., pl. LXVIII, p
VASES CÔTELÉS
panse *; et tantôt sont interrompues par la bande plate qui assurait la jonction des deux moitiés 1 2. De même les masques en relief posés aux attaches qui, dans les vases métalliques 3, cachaient, aux mêmes places, la soudure ou les rivets. Enfin, s’il est exact que les enroulements de lierre se retrouvent avec le même dessin 4 sur des vases à figures rouges du ve siècle, il n’est pas douteux toutefois que le modèle a été fourni à nos vases par la vaisselle métallique, ainsi que nous l’avons constaté pour la poterie à retouches (p. 184).
Mais aucune de nos hydries ou de no.s amphores n’est une copie fidèle d’un modèle en métal ; et l’on peut y constater, en dehors du fait que certaines sont côtelées sur toute la hauteur de la panse (voir p. 193), maintes libertés dans l’imitation.
La forme de l’hydrie et de l’amphore, telles que la présentent nos vases, n’a rien de métallique ; le profil mou et pâteux de leur lourde architecture est même tout à fait l’opposé du galbe fin et svelte qui caractérise certains vases métalliques de la même période 5. C’est dans la céramique seulement qu’on peut en trouver les analogues ; et l’on peut penser, en raison de ressemblances assez étroites, que les modèles dont nos potiers ont subi l'influence sont sans doute des vases en terre cuite du type des amphores dites « de Nola » 6.
Pour ce qui est des anses torses, on les rencontre sans doute dans certains vases métalliques de l’époque posté-
1. Par ex. les amphores figurées sur les monnaies béotiennes d’Epaminondas, B-V. Head, Coinage of Boeotia, pl. XII, 2.
2. Par ex. une aiguière de bronze, du ive-me s., Frôhner, Bronzes Coll. Gréau, n° 188 ; une aiguière d’argent de Tarente, Wién. lahreshefte, 1902,