C. — Grecs et Amazones
Amazone à cheval terrassant une Grec (fig. 33, 6). Musée Nat. Ath. (Nicole, op. I., 1273) ; (Mon. Line., 1901, p. 342 sqq, fig. 38).
LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
Mêlée de trois combattants (fig. 33, 7). Musée Nat. Ath. (Nicole, op. L, n° 1278) ; Coll. Sieglin (Pagenstecher, Samml. Siegl., p. 53, fig. 62).
Comparer un miroir de bronze de la Bibliothèque Nationale (De Ridder, Cat. bronz. Bibl. Nat., pl. XXXII).
Amazone (?) (fig, 33, 8). Musée Nat. Ath. (Nicole, op. L, n° 1275). Plaque ohlongue découpée dans une scène à plusieurs personnages. Il semble qu’il s’agisse d’une Amazone désarmée et qu’un adversaire entraînerait par la chevelure. Même attitude d’une Amazone sur une plaque de hronze en relief ( Arch . Anz., XXV, 1910, p. 86).
Cavalier (fig. 33, 9), d’après Mon. Line., 1901. p. 342 sqq, fig. 37, I). Provenait peut-être d’une Amazonomachie.
Un timbre représentant un combat d’Amazones se voit également sur une hydrie côtelée d’une collection privée (Pagenstecher, Calen. Reliejkeram., p. 143, n° 2).
D. — Amazones et griffons (fig. 33,10 et 11, et pl. VII, c).
Exemplaire inédit de l’Université de Bordeaux.
E. — Cycle de Dionysos :
Dionysos et Ariane (fig. 34, 1 et pl. YI b). Brit. Mus. (Walters, op. L, G. 29). Les deux personnages sont représentés assis sur un tertre, le dieu attirant vers lui la jeune femme. A droite, on voit une panlhère. A leurs pieds, sous une grotte, est étendu un jeune Silène, appuyé sur le coude gauche ; il élève de la main droite un rhyton et tient dans l’autre une phiale (?)
Silène identique au précédent (Mon. Line., 1901, p. 342 sqq, fig. 39, 4).
Comparer un groupe statuaire (S. Reinach, Répert. Stat., p. 494, 5) ; un bas-relief hellénistique (Zoega, Bassirilieri, II, pl. LXXII) ; des plaques décoratives sur des hydries en hronze, du Louvre (E. Fôlzer, die Hydria, pl. IX, n° 193) et du British Muséum (Walters, Cat. bronz. Br. Mus., pl. XI).
Scènes dionysiaques signalées sans description par Pagenstecher, Samml. Siegl., p. 54.
F. — Cycle d’Aphrodite :
Aphrodite et Eros. British Muséum (Walters, Cat. vas. Br. M., G 29). La déesse est assise sur un siège et tournée vers la droite. Les cheveux sont enserrés dans un kékryphaie. Elle ramène sur l’épaule, avec la main gauche, un pan de l’himation dont la draperie couvre ses jambes. Devant elle, Eros nu, la main droite tendue vers la déesse, la main gauche ramenée derrière le dos.
VASES CÔTELÉS
Eros adolescent (fig. 34, 2). Bibl. Nat. (De Ridder, Cat. vas. Bibl. Nat., pi1. XIII, n° 381) ; Collection Sieglin (Pagenslecher, o p. I., pl. XIX) ; (Amer. Journ. Arch., 1885, pl. I, 2).
Cette ligure faisait pendant à la Nike décrite plus loin ; elle rappelle, comme celle-ci, un moulage antique en plâtre du Musée de Hildesheim que reproduit notre figure 35 a (d’après Rubensohn, hellenist. Sïlbergeràt ant. Gipsabg. Pelizaus-Mus., pl. IV, 41). Cf. également un timbre d’hvdrie en bronze (Rubensohn, Ibid., p. 58, fig. 7).
Fig. 35 — Moulages antiques d’œuvres en métal (a. — d’après Rubensohn, Antihe Gipsabgüsse..., pl. IV, 41. b. — d’après Ibid., pl. IV, 34.)
Eros lyricine. Coll. Sieglin (Pagensteeher, op. L, p. 54, fig. 61 ; cette figure est très confuse et ne permet aucune description).
Eros et génie féminin ailé (fig. 34, 3). Coll. Sieglin (Pagenst., op. L, p. 56, fig. 64). Sur les génies féminins ailés, rares dans Part grec, voir Rubensohn, Ant. Gipsabg., n° 51.
LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
F. — Scènes d’enlèvement :
Ganymède enlevé par l’aigle (fig. 34, 4). Musée Nat. Ath. (Nicole, op. L, n° 1280) ; Musée de Berlin, du même moule que le précédent (Furtw., Fas. samml., n° 2885 = Coll. Sab., pi. LXXIV, 1).
Ce motif se retrouve identique sur une plaque d’argent de la Russie Méridionale ( C.-R . 1872, pl. 3, 6 et p. 158). Cf. aussi un groupe en marbre (Overbeck, Kunstmythol. Zeus, pl. VIII, 6).
Même scène, mais d’un type différent (fig. 34, 5, d’après Furtw., Coll. Sab., pl. CXLVII).
Un groupement identique, sauf qu’il comporte un personnage féminin de plus et que l’aigle est à gauche, se voit sur un couvercle de miroir trouvé à Cervetri (Walters, Cat. Bronz. Br. Mus., n° 726 ; Mon. Inst., 8, pl. XLVII, 2).
Enlèvement de Thalie (fig. 34, 6). Musée Nat. Ath. (Nicole, op. I., n° 1275). Relief très flou, où l’on distingue une jeune femme à demi-nue, échevelée (le bas du corps caché sous les plis tournoyants d’un himation), emportée par un aigle.
Le sens de cette scène est donné par un vase de l’Italie Méridionale (Overbeck, Zeus , p. 401, n. i = Millier- Wieseler, Ant. Denkmal., I, pl. VI, 51) portant le même sujet avec l’inscription : 0aXfa. Il s’agit donc de Thalie, mère des Palikes, enlevée par Zeus ; cf. une terre cuite de Myrina (Coll. Sabour., pl. CXLVII, vignette), une monnaie de Gortyne (Svoronos, Num. Crèt. anc., I, pl. XIV, 19, etc...).
Enlèvement d’Europe (fig. 34, 7, d’après Mon. Line., 1901, p. 342 sqq, fig. 38).
C’est dans une attitude toute semblable, avec les mêmes gestes, qu 'Europe est représentée sur des vases plastiques polychromes de la fin du ive siècle (voir p. 149). Cf. aussi un moulage en plâtre de Iliklesheim, Rubensohn, Ant. Gibsabg., pl. II, 2 ; une pierre gravée, Overbeck, op. I., pl. V, 8 ; des monnaies de Cnossos, Svoronos, op. L, VII, 8, etc...
H. — Niké :
Nike dansant (fig. 34, 8, d’après Arndt, Auktion Helbing, 27-28 juin 1910, pl. I, n° 136).
Cette figure répond trait pour trait à un moulage en plâtre provenant d’Egypte (fig. 35 b ) actuellement au Musée de Hiklesheim (Rubensohn, Ant. Gipsabg., pl. IV, 34) que sa forme oblongue permet de considérer comme reproduisant un chanfrein de harnais.
Niké près d’un trophée. Coll. Sieglin (Pagenst., Samml. Siegl.., n. 54, fig. 61).
VASES CÔTELÉS