Sc.hreiber, Alexandrin. Toreutik, p. 300, fig
VASES A MÉDAILLONS
— la Béotie, pour la même raison ; — l’Italie, parce qu’il est bien démontré que la poterie calène est au contraire fille de la poterie grecque.
Ici encore, comme d’ailleurs pour toute la céramique qui a pris naissance dans les dernières années du ive siècle, le débat se réduit donc à choisir entre Alexandrie et Athènes. En faveur d’Alexandrie, on invoque l'influence générale que cette ville pouvait avoir exercée sur la constitution de séries variées de la céramique à reliefs ; dans le cours des chapitres suivants, nous aurons constamment à revenir vers elle et à souligner l’importance considérable de son rôle à partir du me siècle. Ce qu ’ Athénée 1 nous a conté sur l’essor si rapide de la nouvelle capitale et sur le fastueux étalage de vaisselle précieuse qu’on admira dans le cortège de Ptolémée Philadelphe, repose sur une réalité, et nous pouvons, dans notre domaine, en vérifier l’exactitude. Mais dans ce cas particulier il ne nous semble pas qu’il faille chercher à Alexandrie l’origine de la céramique à médaillons et de la vaisselle métallique dont elle dérive. C’est en 332 que fut posée la première pierre de la capitale ; quelques années se sont écoulées avant qu’y aient afflué les artisans et les artistes venus de Grèce ; l’année 320 est la limite supérieure extrême, à laquelle on puisse rapporter une éclosion quelconque d’art local. Or, une coupe comme celle dont le médaillon représente Athéna, est d’un style trop purement classique pour qu’on puisse la placer aussi tard ; elle est certainement antérieure au dernier quart du ive siècle ; elle est donc le produit d’un atelier situé hors d’Alexandrie.
Au contraire, nous avons vu qu’à 1a. fin du v° siècle au plus tard, on fabriquait à Athènes certains vases en métal précieux dits qui paraissent avoir comporté des
types assez divers : l’un de ces types était caractérisé par un k[Æ67~ io v. Nous ne savons pas au juste ce qu’était un èjjiëoXiov ; mais l’hypothèse de M. Pottier 2 qui considère
1. V. p. 199, 29-30. Cf. aussi Pausanias, VIII, 33, 3 ; Amm., XXII, 16, 15.