Dict. Antiq. s. v. Thericlea vasa, p
264 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
cette expression comme synonyme de e\xè\t]{j.a est la seule acceptable. Les textes nous donneraient donc à supposer qu’il a existé à Athènes, d’assez bonne heure, des vases métalliques à « médaillons » ; et rien ne nous empêche d'admettre que ces fabriques athéniennes soient les première^ en date. Athènes, à cette date, avait conservé presque entières son activité et sa curiosité ; son industrie céramique, après la disparition du décor peint, avait su éviter la ruine et la déchéance ; nous l’avons vu (Chap. X et XV) frayer des voies nouvelles et prendre des initiatives qui furent, ou qui auraient pu être fécondes ; même après la suprématie d’Alexandrie, ses ateliers, comme nous le verrons, ont essayé de soutenir la concurrence de la nouvelle capitale. Ainsi les potiers athéniens, dont les facultés créatrices semblent être restées en éveil pendant tout le ive siècle, et qui paraissent avoir été parmi les premiers à ériger en système Limitation des vases en métal (voir Chap. XV), sont peut-être les premiers aussi auxquels on doive des copies de coupes métalliques à « emblème » .
Mais il semble qu’une autre ville puisse également revendiquer l’honneur d’avoir joué dans la création de ce type un rôle important. Nous savons par Athénée 1 que, tandis qu’Athènes fabriquait des vases « théricléens », trop lourds et trop chers, les ateliers de Rhodes firent concurrence à ces produits avec une poterie plus légère et à meilleur marché ; on peut supposer, d’après ce texte, que les vases rhodiens étaient d’un type analogue aux vases « théricléens » et que, comme eux, ils reproduisaient des prototypes de métal. Quels peuvent avoir été ces prototypes ?
Nous savons que F île de Rhodes possédait des chefsd’œuvre de toreutique : Mys, Roëthos de Chalcédoine, Akragas 2 avaient confectionné pour les temples rhodiens 3