Ibid., 287 B, 1. 132 sqq
LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
pourvus d’anse, probablement d’une seule anse comme semble l'indiquer la dernière citation : po ouç à^sayua. A quelle forme correspondaient ces vases ? Etaient-ils analogues à des askoi ? ou aux pathères hellénistiques à oreilles P On ne saurait le dire. En tout cas, le fait que les textes détiens ne mentionnent guère d’ que pour les vases dits « rhodiens » 1 2 donne à penser que les k\Æ\-t][j.azy. constituaient l’une des caractéristiques de cette vaisselle célèbre. Et c’est cela qu’il est important de retenir ici. Ceci étant, on serait tenté de trouver la description d’un de ces « emblèmes » dans ce passage d’un inventaire d’Hypsoclès 2 : « çiaXvj £'/.'ïut:cv H)dou Tipiaorcov » , qui convient
si parfaitement à l’une de nos coupes à médaillon (n° 7).
Enfin, les inventaires déliens nous apprennent encore ceci : l’ancienneté relative des poàiaxà, dont quelquesuns ont été dédiés au moins à la fin du ive siècle 3, et l’importance de la toreutique rhodienne, attestée par les mentions très fréquentes de phiales « omphalotes » de Rhodes 4.
Ainsi, quelque vagues que soient les renseignements donnés par les textes épigraphiques et littéraires sur la vaisselle métallique ornée de « médaillons », il paraît possible de dégager certains faits vraisemblables. Ce type de décor caractérisait, dans la seconde moitié du ve siècle, une classe au moins des vases 'dits ÔYjpi'xXsioi, fabriqués à Athènes. Le passage d’Athénée cité plus haut donne à penser que ces vases, trop riches pour devenir l’objet d’un trafic courant, avaient suscité dans diverses régions des imitations à bon marché ; parmi ces régions, Rhodes semble avoir tenu une place fort importante, mais d’autres cités, Téos
1. On ne peut relever que l’exception suivante : T^toupYYjç où/
’éyouca <10, XI, II, 287 B, 1. 133).