Breccia, Necrop. Sciatbi, pl. XXXVI
LE RÔLE D’ATHÈNES AU IVe SIÈCLE
ces ateliers étaient capables : des vases aux formes massives ou efflanquées, des côtelures hâtives, un vernis pâteux et froid, des retouches crayeuses, des médaillons découpés sans soin et ornés de reliefs mous, en somme tous les caractères d'un art négligé, presque à demi-barbare, sans tradition et sans vigueur.
Est-il vraisemblable d’admettre qu’à côté de ces médiocres ateliers, il s’en trouvait d’autres, bien supérieurs, où s’élaboraient des types nouveaux, dans lesquels naissait, ou plutôt renaissait, la mode des retouches peintes et qui créaient les premiers spécimens des coupes et des askoi à médaillons ? Evidemment non. Toute l’industrie céramique d'Alexandrie à cette époque atteste dans son ensemble une médiocrité trop grande : les hydries peintes d’Hadra, les vases à retouches de fabrication locale, n’ont pas plus de valeur que les vases côtelés de même origine. Et l’on peut assurer qu’entre 325 et 300 c’est hors d’Alexandrie, et sans son influence, que se sont constitués les nouveaux types de la céramique à reliefs. Athènes était alors la seule ville où pût se renouveler cette industrie.
Le rôle d’Alexandrie ne devait se manifester que plus tard, dans la fabrication des bols à reliefs hellénistiques. Encore verrons-nous que ce sont les toreutes alexandrins et non les potiers, qui ont été les protagonistes de ce mouvement si important.