‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 159 sur 312 · Etudes d’Arch., p · texte numérisé non relu

Etudes d’Arch., p

BOLS A SUJETS LITTERAIRES

Antiphilos, la boutique de foulons peinte par Simos n’indiquent-elles pas le même goût pour les sujets de la vie réelle et pour le naturalisme P

La Béotie, d’où sortent les modèles immédiats de nos bols, a eu sa part dans cette floraison de la peinture, et une part qui semble avoir été des plus brillantes au iv6 siècle, avec des peintres comme Nicomachos, comme Euxenidas et surtout avec Aristide de Thèbes, un maître réputé pour la façon dont il savait exprimer les affections de l’âme 4. Nous ne savons rien de précis sur l’œuvre de ces artistes ; mais nous pouvons supposer qu'ils demeurèrent plus ou moins attachés au même répertoire que leurs coniemporains et que leurs œuvres furent les inspiratrices plus ou moins directes de l’art industriel local, de même que Parrhasios avait fourni à Mys les dessins de ses <r/.ûoci. célèbres.

En résumé, la part de la Béotie, à l’aube de la céramique à reliefs hellénistique, paraît avoir été des plus importantes.-C’est à elle en effet que semble remonter le type, si répandu plus tard, du bol à reliefs. Lorsque dans la «econde moitié du ve siècle le succès obtenu par les tableaux de peintres célèbres eut provoqué, aussi bien chez les toreutes que chez les peintres de vases, un engouement pour les sujets empruntés à l’épopée et au théâtre, la Béotie se mit sans -doute à l’unisson. Mais elle paraît avoir persévéré dans cette voie plus longtemps que les autres pays et ceci n’a rien que de conforme à son esprit conservateur. Après 350, tandis que les autres toreutes de Grèce cherchaient dans des directions nouvelles et créaient des types nouveaux de forme et de décor, ceux de Béotie continuaient à fabriquer des coupes et à en emprunter l’ornementation aux sujets traditionnels. Ils n’eurent pas à modifier sensiblement cette tradition pour créer la coupe profonde sans

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