‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 181 sur 312 · Delphes, V, p · texte numérisé non relu

Delphes, V, p

LES BOLS A GLAÇURE

logique et un classement chronologique. Selon lui1, l’évolution aurait compris les deux stades suivants : d’abord le vase orné de reliefs dans la partie inférieure, de retouches peintes sur le bord ; ensuite la coupe ornée uniquement de reliefs ; de telle sorte que le « bol mégarien » ne serait pas autre chose que la panse d’un vase à retouches finalement séparée du reste du vase. En réalité, on ne peut faire de telles différences : les vases à repeints, et les vases qui combinent repeints et reliefs, proviennent des mêmes tombes et sont sans aucun doute contemporains. Or, nous l’avons vu (p. 185), le rapprochement entre des vases à retouches et un vase métallique de la Russie Méridionale, que date une monnaie de Lysimachos frappée entre 306 et 281, a permis à M. Watzinger de situer avec exactitude la production athénienne de vases athéniens à retouches.

Enfin, un motif décoratif apporte un dernier indice, non moins concordant : il s’agit de l’Athéna (n° B 12 a). C’est le type des amphores panathénaïques 2 de la date la plus récente. On sait que cette image reproduisait une idole archaïque de l’ Acropole ; cette idole n’était, pas revêtue de l’himation ; c’est seulement sur les amphores du groupe le plus récent qu’on la voit reproduite avec ce costume ; comme l’Athéna de nos bols porte un himation, c’est apparemment aux amphores de la dernière catégorie que ce motif doit remonter. Or c’est à la fin du ive siècle que s’est

arrêtée la fabrication des amphores panathénaïques3.

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