‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 187 sur 312 · C.-R. pour 1880, pl. II, 19 et IV · texte numérisé non relu

C.-R. pour 1880, pl. II, 19 et IV

7. Stackelberg, Grab. Hell., pl. LIV, 2 ; cl. aussi un cantliare de bronze. Schumacher, Ant. Bronz. Karlsruhe, pl. 12, 3.

LES BOLS A VERNIS MAT

de ce motif a été très grande : on le rencontre non seulement sur des vases de bronze 1 ou à la base de certaines hydries peintes dites « d’Hadra » 2, ou de certaines amphores italiotes 3, mais encore autour de monuments de marbre, tels qu’une colonne trouvée à Malte 4, ou un cippe funéraire d’une nécropole d’Orvieto5.

Enfin, les imbrications de folioles que nous avons déjà rencontrées isolément dans la série précédente (p. 334) et qui tiennent, dans la série des bols mats, une part importante, remontent aussi à des modèles métalliques, comme le prouvent un fragment de bol en argent trouvé à Tarente 6 et un chapiteau de candélabre du Musée du Caire 7 .

Bien que, parmi ces spécimens d’origines très diverses, aucun n’ait été découvert en Egypte, il n’est pas douteux qu’on doive tous les rapporter à l’industrie métallique alexandrine, qu’il s’agisse d’œuvres vraiment égyptiennes, ou d’imitations nées en Italie ou en Yieille-Grèce. Nous notons, comme premier indice, que le balsamaire d’Ancône provient d’un groupe de deux tombes, dans l’une desquelles on a recueilli une boucle d’oreille filigranée nvec perle, émeraude et agathe, d’origine incontestablement (grécoégyptienne. Mais ce ne serait là qu’une faible preuve, si d’autres n’y apportaient tout leur poids.

Cette décoration en forme de calice, c’est la décoration typique de l’art égyptien dès ses origines. Le vase d’Egypte qu’il soit en faïence, en bronze, en métal précieux, n’est presque toujours qu’une fleur de lotus épanouie, et presque

1. Arch. Anz., XIX, 1904, col. 20, fig. il (Antiquarium de Berlin).

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