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Ibid., p. 408 sqq

LES BOLS A VERNIS MAT

XI, b)1, bols à bords étranglés ; on trouve aussi de petites coupes montées sur pied bas, des oenochoés d’un type assez particulier (pl. X, c) 2 3, enfin des clochettes, qui sont des imitations de clochettes en bronze (pl. X, d) 3 et des lagynoi 4.

Le répertoire décoratif de ces vases semble être le résultat d’une contamination.

Certains motifs se rattachent à la série des bols à glaçure, dont quelques bols myrinéens reproduisent la forme. Ce sont les petits enroulements surmontés de palmettes, les cratères dionysiaques, les entrelacs et les tresses, les dauphins et les oiseaux sur la bande supérieure, les masques sur le fond. L’usage des traits incisés soulignant le rebord doit être sans doute rapporté à la même origine.

Il existe d’autre part des analogies avec la série délienne : la forme de certains bols, la disposition du décor en étages séparés par des listels, la présence du calice végétal, l’emploi de l’ornement en cabochons.

Certains motifs, qui font partie du répertoire commun à toute la céramique de ce genre, présentent sur les bols de Myrina, une forme ou un arrangement assez particulier : les feuilles dentelées en festons, les rosettes parsemées entre les motifs sont fréquemment en usage ; on y trouve aussi la loutrophore, si fréquente sur les lagynoi à couverte blanche 5 et les bucranes à bandelettes, dont on ne rencontre d’autres exemples que sur les bols de Crimée (voir cidessous).

La date de cette fabrication est donnée par des circonstances de trouvailles. Un bol de ce type a, en effet, été recueilli dans un tombeau, en même temps que quelques

1. Louvre, Inv. Myr., 500 bis ( = Pottier-Reinach, Myrina, n° 593).

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