Leroux, Lagynos, p
figurines de terre cuite du type le plus commun, qu’il faut rapporter approximativement au 11e siècle l.
L’origine myrinéenne de ces vases est des plus probables ; ils sont sans aucun doute dus à l’industrie céramique locale dont la prospérité est attestée par les célèbres figurines. 11 n’y a donc apparemment à attacher aucune importance au fait que l’un de ces vases (oenochoé du Musée de Tchinily Kiosk, n° 2111) a été trouvé à Rhodes. Sans doute, les importations de Rhodes à Myrina sont démontrées par la trouvaille de timbres d’amphores rhodiennes 2 et de verreries rhodiennes 3 ; mais le trafic ne s’est probablement pas effectué en un sens unique, et l’industrie céramique de Myrina a pu fort bien exporter ses produits à Rhodes. Jusqu’ici une céramique rhodienne de bols à reliefs reste dans le domaine des hypothèses possibles, et même très probables ; de fait, des spécimens de cette sorte existent à Rhodes ; ils sont encore inédits ; mais l’on peut présumer qu’ils proviennent d’une industrie locale, de même que ceux des autres séries que nous étudions ici.
ASIE MINEURE : FABRIQUES DE PERGAME. — Les bols à reliefs trouvés à Pergame 4 constituent un ensemble sensiblement différent des autres séries.
Sans doute, comme à Délos, le décor est-il d’ordinaire étagé en zones séparées, et sans doute aussi y rencontre-t-on nombre de motifs du répertoire « délien ». .Mais, à en juger par des caractères plus précis, il ne semble pas qu’il y ait eu contact entre les ateliers de Délos et ceux de Pergame.
Les différences entre les uns et les autres sont nettes. Le bol pergaménien (fig. 86) rappelle plutôt par sa forme le bol à glaçure. Si le décor est comme celui des bols déliens, ré-