Mon. Piot, V, pl. VII et VIII
11. Antiq. Cab. Hamilton, I, pl. 55 et II, pl. 121 ; Mon. Ined., I, pl. IV ; Lenormant-de Witte, Elite Mon. Céram., IV, pl. VI.
LA CÉRAMIQUE DE PERGAME
ques 1 à anses figurées du type d’une anse de Priène 2, on ne peut pas dire que ce détail ait été emprunté à la toreutique, puisqu’on en trouve des exemples dans la céramique à une époque très ancienne. Mais pour les anses d’autres formes, dont sont munis les vases de Délos, ce sont des fac-similés d’anses métalliques auxquels le potier a scrupuleusement conservé des détails qui n'ont plus leur raison d’être en terre cuite. Voici d’abord l’anse du skyphos n° 687 (pl. XVI, a) ; fréquente à l’époque archaïque3, elle apparaît de nouveau à partir du me siècle 4, c’est-à-dire avec la renaissance de la poterie de métal. De même dans l’anse à deux languettes (fig. 99, VII), d’une disposition si rationnelle5, l’origine métallique se voit clairement ; la plupart des skyphoi du Cabirion, qui ont subi, dans une certaine mesure, l’influence de la toreutique contemporaine, en sont munis, et nombreux en sont les exemples dans la vaisselle de Boscoreale, d’Hildesheim, de Bernay 6. Le prototype de l’anse annelée (fig. 99, IX) se rencontre à l’époque archaïque 7 et dans les vases du Cabirion 8 ; mais ici, le potier s’est amusé à réunir ces trois anneaux par une sorte de crochet aplati qui semble destiné à prévenir l’écartement, tout comme s’il s’agissait d’anneaux de bronze ou d’argent.
La technique elle-même atteste aussi peut-être l’influence des procédés toreutiques. Sans doute la forme de certains vases, évasés par le bas, interdisait l’emploi du moule ; mais on peut .se demander si ce n’est pas à Limitation des
1. Par ex. une oenochoé de bronze de fabrique étrusque au Musée de Karlsruhe, Arch. Anz., V, 1890, p. 5.