‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 25 sur 312 · Archiv. für Religions-Wiss., VII, 1904, p · texte numérisé non relu

Archiv. für Religions-Wiss., VII, 1904, p

44 PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE

tes», s’y efface devant le souci prépondérant d’un arrangement agréable et bien ordonné ; ce dont n’avaient cure les potiers de l’antre diktéen.

Deux grandes jarres du musée de Candie, provenant de Kasteli-Pediada \ sont les meilleurs spécimens de ce style, qui rappelle, par sa technique du relief plat aux arêtes coupantes, certains beaux vases mycéniens en pierre dure.

La plus ancienne de ces jarres a perdu toute la partie supérieure, épaule, anses et col (pl. I b) ; mais il paraît probable qu’elle appartient au type normal du pithos à. col haut et large et à deux anses verticales. L’ornementation est répartie en deux faces identiques par deux bandes verticales qui, sans doute, portaient des anses. Chaque face est divisée en six registres horizontaux où se répètent et alternent des motifs d’enroulements ; des bandes couvertes d’incisions parallèles les séparent. Cet entassement de zones étroites, l’usage des incisions sur bandes plates, le goût pour les lignes courbes capricieusement enroulées, sont autant de caractères traditionnels dans la céramique à relief crétoise. Et dans le décor également, deux motifs sont des plus anciens : les disques qui rappellent les jarres de Cnossos, et Ces doubles enroulements horizontaux, si caractéristiques de l’art crétois, et tels que nous les font connaître, entre autres, les tables de libations en terre cuite découvertes à Phaestos sur 11 'autel de la cour intérieure1 2. Il semble également que l’ ornement mutilé qui se voit sur le registre supérieur n’est autre qu’un poulpe très stylisé. Les ornements nouveaux et jusqu’ici inconnus dans l’art crétois sont des palmettes, des rosaces, et, sur les bandes verticales, des éléments de méandres.

L’autre jarre est parfaitement conservée (pl. 1 c). Elle témoigne d’un art plus avancé ; la part faite au passé minoen y est moindre que dans le vase précédent ; mais, là encore, le décor s’accumule en six zones étroites que sépa-

1. On sait que cette localité est considérée comme occupant l’emplacement de l’ancienne Lyttos.

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